Le procès intenté par l’Independent Commission against Corruption (ICAC) à Cindy Legallant a été appelé hier en Cour intermédiaire. Alors qu’en septembre l’affaire avait été renvoyée à hier, l’accusée s’étant absentée, le même scénario s’est reproduit hier. Après deux renvois, Cindy Legallant ne s’est toujours pas présentée au tribunal hier. Une fois de plus, l’accusée a justifié son absence par le fait qu’elle était souffrante. La magistrate Ida Dookhy-Rambarrun n’a pas manqué d’attirer l’attention de son homme de loi, Me Ortoo, sur le fait que c’est la 4e fois que sa cliente est absente en cour. Le procès avait été fixé pour être entendu les 4 et 5 mars.
Lors de l’audience de mai dernier, la nutritionniste Cindy Legallant avait fait savoir qu’elle souffrait d’asthme et ne pouvait faire face à un procès, demandant ainsi un renvoi. Par la suite, le procès a été renvoyé à plusieurs reprises, l’accusée étant à chaque fois absente. Son avocat avait aussi introduit une requête pour que des documents au sujet des chefs d’accusation lui soient communiqués. Cindy Legallant a plaidé non coupable des cinq accusations de blanchiment d’argent retenues contre elle.
Pour rappel, la nutritionniste a été arrêtée à l’aéroport alors qu’elle revenait de Paris. En décembre 2009, elle a été condamnée à 44 mois de prison pour avoir fait entrer une cargaison de Subutex dans le pays. Par la suite, l’ICAC s’est intéressée à ses comptes bancaires. Le 28 octobre 2013, la commission anti-corruption l’a arrêtée pour des délits de “money laundering” alors qu’elle avait été remise en liberté sous caution après sa comparution devant le tribunal de troisième instance de Port-Louis. L’ICAC lui reproche d’avoir enfreint des dispositions de la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act avec des transactions financières liées au trafic de Subutex. La poursuite est représentée par Me Atish Roopchund.