La National CSR Foundation et l’Université de Maurice ont signé un “Memorandum of Understanding” pour une collaboration portant sur les retombées des projets financés par la fondation, les besoins en formation des travailleurs sociaux et une évaluation du service de crèches communautaires. Cette démarche vise à aborder la question de financement de projets sociaux de manière plus structurée. À ce jour, la National CSR Foundation a financé 275 projets au coût de Rs 294 millions, pour son deuxième appel à projets.

La National CSR Foundation, mise sur pied en décembre 2016, a pour responsabilité de gérer les fonds de la responsabilité sociale, afin d’assurer « plus de transparence », comme l’a indiqué le Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, dans le budget 2016-2017. À ce jour, il y a eu deux appels à projets. Pour le premier, en 2017, un montant de Rs 201,8 M a été déboursé pour 230 projets soumis par 172 organisations non gouvernementales. Celui de 2018 compte 275 projets approuvés pour un montant de Rs 294 M à ce jour. L’année financière se termine en juin.

En lien avec son système de suivi et d’évaluation mis en place, la National CSR Foundation a sollicité la collaboration de l’Université de Maurice pour des études sur le terrain. Le président de la fondation, Menon Munien et le vice-Chancelier de l’Université de Maurice, le professeur Dhanjay Jhurry, ont signé un protocole d’accord la semaine dernière. Il s’articule autour de trois points : une étude sur le service de crèches communautaires, une étude sur l’impact des projets financés par la fondation sur les bénéficiaires, ainsi qu’un constat des besoins en formation et la “capacity building” des Ong.

Menon Munien, président de la National CSR Foundation, a indiqué que cet « evidence-based approach », vise à créer une structure solide, à travers des recherches, afin de prendre connaissance des défis sociaux émergents et de mettre en place des stratégies appropriées. Il a rappelé qu’à son niveau, la fondation a déjà un système de « monitoring » pour faire le suivi des projets. De son côté, l’Université de Maurice procédait également à des études, de manière ponctuelle. « Ce “Memorandum of Understanding” permettra d’avoir une approche plus systématique. »

Rappelons qu’en sus de sa responsabilité de redistribuer le fonds CSR, collecté par la Mauritius Revenue Authority aux Ong, la National CSR Foundation gère également, depuis peu, toutes les allocations provenant des fonds publics aux différents acteurs sociaux.

Rappelons aussi que dix secteurs d’intervention prioritaires ont été désignés par le gouvernement. Ils sont : le combat contre la pauvreté à travers le développement socio-économique ; l’éducation et la formation ; les logements sociaux ; le soutien aux personnes handicapées ; la santé ; la protection de la famille, incluant la violence domestique ; le sport et les loisirs ; l’environnement et le développement durable ; la promotion de la paix et du “nation-building” et la sécurité routière.

Pour le premier appel à projets, la majorité des fonds a été investie dans l’éducation, la formation, l’aide aux personnes handicapées et le renforcement des capacités des groupes vulnérables.