Le ministère de la Sécurité sociale et de la Solidarité nationale lancera sa stratégie nationale pour les ONGs le 5 décembre à l’occasion de la Journée internationale du volontariat. Il s’agira d’un document de politique générale basé sur un concept innovant de l’entrepreneuriat social, et qui aiderait les ONGs à être plus autonomes en ce qu’il s’agit de leur gestion financière.
Pour la ministre Sheila Bappoo, le fait de venir avec une nouvelle stratégie constitue une autre grande avancée pour la communauté des ONGs pour Maurice et Rodrigues quant à leur avenir et à la perspective d’opérer dans un cadre qui encourage une culture entrepreneuriale sociale.
Le lancement du document, prévu au Rajiv Gandhi Science Center, constituera l’activité phare de cette journée, observée le 5 décembre de chaque année. Décrétée par les Nations-Unies depuis 1985, cette journée a pour but de sensibiliser la population au travail social volontaire.
La mise en place de cette stratégie nationale a été faite en consultation avec les ONGs et la société civile, avec un appui technique d’une institution indienne, l’Entrepreneurship Development Institute, basé à Ahmedabad. Cet institut est une référence en matière de mise en place de réseaux associatifs dont les bénéfices sont multiples : l’opportunité d’opérer dans un cadre régulateur, bénéficier de l’expérience et de la visibilité internationale, et augmenter la qualité de leur service, conformément aux normes internationales.
Le document vise à définir un cadre légal pour les ONGs de sorte que ces dernières soient mieux responsabilisées, et ce en offrant les services offerts en fonction de l’esprit de bonne gouvernance et de recevabilité. Mais il s’agit aussi d’accroître les capacités structurelles et, surtout, celles des compétences des membres des ONGs.
Le recours des ONGs aux divers fonds de financement de l’État et d’autres institutions est toujours perçu comme une dépendance trop lourde. Raison pour laquelle le ministère veut leur offrir une certaine autonomie financière en les encourageant à devenir des agents sociaux pouvant générer leurs propres revenus à des fins sociales.
La ministre de la Sécurité sociale et de la Solidarité nationale se réjoui de l’aboutissement de ce projet. La ministre Sheila Bappoo en a fait le suivi depuis sa conception et sa mise en oeuvre a exigé une certaine détermination, en consultation cependant avec les ONGs. « Si mon ministère a pu établir un bilan de réalisations pour les ONGs dans un court laps de temps, c’est en partie grâce à la contribution significative de la société civile, à qui je suis particulièrement redevable », explique Sheila Bappoo. Et la ministre d’ajouter que « le gouvernement a toujours favorisé un partenariat viable avec les ONGs », estimant que celles-ci constituent un « capital social qui fait progresser la société dans la paix et l’harmonie ».