Les habitants d’un quartier huppé de Flic-en-Flac disent vivre un véritable cauchemar avec la recrudescence de  bungalows loués illégalement à des fins de soirées privées, principalement durant le week-end. Ils sont davantage remontés contre la police, qui selon eux, fait « preuve de laxisme ».
Tout semble indiquer que l’article du Mauricien, publié en novembre 2012, ayant pour titre « Flic-en-Flac : les “troublemakers” dénoncés au CP », n’a pas vraiment fait bouger les autorités pour agir contre ces business illicites. « Nous avons vraiment l’impression que la police, les ministères de la Santé, de l’Environnement et du Tourisme ne prennent pas ces cas au sérieux alors que nous, les habitants, sommes incommodés principalement par la pollution sonore, vu les décibels émis au-delà des heures autorisées. Le plus aberrant est que les officiers affectés au poste de police de Flic-en-Flac font la sourde oreille à chaque appel téléphonique pour dénoncer ce genre d’activité », s’indignent des habitants de cette région côtière.
Ces derniers s’étonnent maintenant que des courtiers, dont un provenant de la région de St-Pierre, loue des campements avec des tentes installées pour célébrer des mariages et autres anniversaires. Selon les habitants, ce phénomène, qui a considérablement pris de l’ampleur, rapporte gros. Ils affirment que pour un événement durant un week-end un particulier peut débourser entre Rs 10 000 et Rs 20 000. « La MRA ne doit-elle pas intervenir dans ce genre de cas ? Surtout que ces activités sont frauduleuses car ils opèrent sans Business and Land Use Permit et ne possèdent pas d’autres permis appropriés pour tenir des fêtes privées », dénoncent les habitants, tout en précisant que ces « habitual troublemakers » tiennent ce business sans le consentement du voisinage.
Les habitants de cette région font ressortir que c’est dans certains bungalows à Avenue Carrière, Avenue Manguiers et Avenue Pélicans que les fêtes sont les plus régulières. Ces habitants lancent directement un appel au Commissaire de police, Dhun Iswur Rampersad, pour que des actions soient prises contre ceux qui perturbent leur tranquillité.
Par ailleurs, il y a quelques semaines, des habitants de la hauteur de Wolmar devaient, à leur tour, déplorer le fait que «les autorités ne prennent aucune mesure en ce qu’il s’agit de la présence d’un groupe à caractère religieux qui a loué un bungalow, dans cette région, et qui se trouve en pleine zone résidentielle. Nous n’avons pas de problèmes à ce qu’ils tiennent leur office, à l’intérieur. Mais quand ils tiennent des “festivals”, comme il y a une quinzaine, à l’extérieur, c’est vraiment la cacophonie !»