C’est vers 9 h 30 que se sont pointés les premiers candidats au N° 2 hier au Nomination Centre, le GMD Atchia State College. S’étant arrangés pour ne pas se croiser, ce sont les candidats du PTR/MMM qui sont d’abord arrivés, aux sons du tambour et des pétarades vers 10 h 30. L’Alliance Lepep, elle, devait marquer sa présence à partir de 12 h 30. Au total, 54 candidats se sont enregistrés au N° 2 dont 11 n’ont pas déclaré leur appartenance communale. Alors que les principales alliances ont toutes deux affiché leur entière confiance dans une « victoire écrasante », Vasant Bunwaree, du Mouvement Travailliste Militant, a appelé les électeurs à « briser le réflexe communal au N° 2 ».
Vers 10 h 30, des klaxons de voiture annoncent l’arrivée imminente des candidats de l’alliance de l’Unité de la Modernité. Arrivés devant le portail, ils scandent : « 3 zero piso ». Alors qu’Osman Mahomed, Razack Peeroo et Reza Uteem procèdent à l’enregistrement de leur candidature, vers 11 h, on voit apparaître Lindsey Collen de Lalit accompagnant un de ses candidats. Vers 11 h 10, les candidats sortent aux sons de pétarades et on entend : « We, nou tir tou nou mofinn, nou ale aster ».
Reza Uteem déclare : « Le N° 2, c’est une circonscription principalement PTr/MMM. Quand les deux ont uni leur force, nous allons certainement vers une très large victoire. Il n’y aura pas de best loser ici. Je lance un appel à notre adversaire pour qu’il mène une campagne propre ».
Si des klaxons laissaient présager l’arrivée de l’Alliance Lepep à 12 h 20, ce n’est qu’à 12 h 35 qu’ils font vraiment leur entrée, en fanfare également. « 3 zero piso » clament-ils en réponse à l’alliance adverse, déjà partie. Anwar Abbasakoor, Roubina Jaddoo et Mahmad Kodabaccus sont acclamés par leurs activistes. À la presse, Roubina Jaddoo déclare : « La capitale entière est avec nous. Il y a eu quelques provocations de la partie adverse mais nous restons mobilisés. Nous travaillons pour améliorer la vie des gens dans la circonscription. Notre message : vag la finn vire, vire zot tou mam ». Posant pour la première fois sa candidature, Anwar Abbasakoor affirme qu’il a participé à « pas mal de campagnes électorales en tant qu’activiste. Je travaille et habite à Port-Louis. Les gens me connaissent ».