Christopher Volbert, condamné à purger 3 ans de prison en Cour intermédiaire pour possession de cannabis avec l’intention de vendre cette drogue, s’en était remis à la Cour suprême en interjetant appel de la décision de la cour de première instance, jugeant la sentence « sévère et excessive » et soutenant qu’une amende aurait « servi les intérêts de la justice ». Toutefois, les juges Ah Foon Chui Yew Cheong et Bobby Madhub, qui ont siégé en appel, ont maintenu la sentence, statuant que les conclusions du magistrat de première instance étaient justifiables et ne nécessitaient pas leur intervention.
Lors de l’appel, l’avocat de l’accusé devait statuer qu’un terme d’emprisonnement aurait pu être évité dans ce cas, prenant en considération la quantité de drogue saisie, le fait que ce ne soit pas une drogue dure mais aussi que l’appelant est père de trois enfants et que c’est lui qui doit subvenir à leurs besoins, sa femme ne travaillant pas. L’homme de loi a ajouté que son client a fait ses excuses en cour et qu’il souhaitait se reprendre en main.
La poursuite s’est, quant à elle, appesantie sur le fait que la valeur marchande des 216 g de cannabis saisis est de Rs 97 425 et que l’appelant a déjà eu des démêlés avec la justice. Les juges Chui Yew Cheong et Madhub, qui ont entendu cet appel, ont noté par ailleurs que l’appelant n’avait pas pleinement coopéré avec la police malgré qu’il ait avoué son méfait. Il n’a en effet à aucun moment aidé la police à retrouver son fournisseur, ce qui aurait facilité l’enquête. « Such collaboration is important to help the enforcement agencies in the detection and prosecution of organised crimes, the more so when such collaboration extends beyond the current criminal enterprise », a soutenu le double bench de la Cour suprême. Jugeant cet élément justifiable, les juges ont ainsi rejeté l’appel.