La Cambridge International Examinations n’a pas été indifférente aux divergences d’opinions exprimées sur son site quant à la réponse à une question posée dans un numéro de « multiple choice » pour chimie. Selon les intervenants dans les débats, il y avait une autre possibilité de réponse, d’où la décision de l’organisme anglais de rechercher l’avis d’un panel d’évaluateurs externes. Mais ces derniers sont aussi partagés sur les deux options. « Dans le bénéfice du doute, dit  Cambridge, les deux réponses sont valables. »
Dans une déclaration adressée à la presse à Maurice durant la journée d’hier, Cambridge explique sa décision s’agissant de ces ajustements post résultats HSC 2011 : « The wording of a question in the november 2011 chemistry A level examination allowed for an interpretation that would mean  a second option could be regarded as correct. Answer A was confirmed as the correct answer but the wording of the question meant that answer B could also be regarded as correct. We therefore decided it would be fairest to apply the principle of the benefit of the doubt to candidates who answered B. This meant that candidates  who answered B were given the mark for this question (candidates who answered A were also given the mark). »
Mais comment en est-on arrivé là ? Peu après la publication des résultats des examens de “O” et de “A” level, Cambridge a mis en ligne les questionnaires pour chacune des matières, de même que les réponses. C’est ainsi que des enseignants de chimie dans le “teachers forum” ont fait part de leur opinion sur cette réponse donnée pour une des questions figurant au numéro de “multiple choice” de Chimie pour le “A” level et les débats ont gagné en intensité. La direction du Mauritius Examinations Syndicate (MES), informé en début de semaine des possibilités de changement dans les résultats de chimie pour le Higher School Certificate, salue l’attitude adoptée par l’organisme anglais dans la gestion de cette affaire. « Je suis satisfait que Cambridge ait joué la carte de la transparence et de la vérité et que chacun assume ses responsabilités »,  commente Lucien Finette, directeur de cet organisme. Il souligne que Cambridge s’est engagé à tenir au courant la partie mauricienne à chaque fois que surgit un incident qui pourrait  influer sur les résultats des candidats mauriciens. « C’est l’intérêt des candidats qui doit primer sur tous les autres. Le MES est intransigeant à ce sujet. »
Finalement, Cambridge a communiqué avant-hier les retombées pour les candidats mauriciens : les résultats ont été révisés à la hausse pour 33 d’entre eux. Trois faits marquants dans ces ajustements : (i) quelques-uns de ces jeunes décrochent le  diplôme du Higher School Certificate au lieu d’un GCE “A” level Award ; (ii) ceux qui avaient échoué dans cette matière obtiennent un “GCE As level” et ; (iii) Chittesh Ramgobin, boursier d’un Additional Scholarship, obtient à présent la “State of Mauritius Scholarship” au lieu de l’“Additional scholarship”. Celui-ci n’était pas joignable pour commenter cette bonne nouvelle tandis que son père, joint au téléphone, n’a pas voulu réagir.
Ces ajustements ont un coût pour  Cambridge. L’organisme anglais a en effet accepté de rembourser à l’État mauricien la différence de la somme  pour la nouvelle bourse attribuée à Chittesh Ramgobin. « Cambridge will pay the above sum to the appropriate party in Mauritius  when we have sufficient evidence of the amount of the difference between the two scholarships. » À titre indicatif, le coût des études par an pour un détenteur de State of Mauritius Scholarship est de Rs 1,5 million et l’État finance quatre année d’études. En outre, Cambridge a accepté de rembourser ceux ayant fait une demande de remarking parmi les 33 candidats ayant obtenu un meilleur grade agregate.
Par ailleurs, le MES a déjà enclenché la machinerie pour l’enregistrement des candidats pour les prochains examens de SC et de HSC. L’organisme de Réduit communiquera la semaine prochaine aux collèges les détails  concernant les fees d’examens et les dates pour leur collecte.