Les prochaines élections du Medical Council (MC), fixées au samedi 16 janvier, suscitent un regain d’intérêt dans la profession. Alors que pour les précédentes élections des candidats, dans certaines catégories, avaient été élus d’office, cette fois, les 14 sièges réservés aux médecins au sein du board du MC ne sont pas faciles à prendre. Au total, 33 candidats se les disputeront et, selon nos informations, les associations de médecins du service public et du privé suivent de très près ces élections. Celles-ci se tiendront de 9 à 16 h au SSS Phoenix sous la supervision de la commission électorale.
Contrairement aux précédentes élections de l’Ordre des Médecins, qui ont été souvent caractérisées par une certaine indifférence, celles prévues pour le samedi 16 janvier ne sont pas ignorées, tant parmi les anciens que parmi les plus jeunes de la profession. A dix jours de ce scrutin, les candidats font leur “canvassing” auprès de leurs confrères et on en parle aussi dans les “mess rooms” des hôpitaux. Pourquoi donc ce soudain intérêt ? « Il y a de nouveaux défis qui concernent la profession et les médecins ont compris l’importance du MC face à ces nouveaux enjeux », répond le Dr Baboo Servangingh, président sortant du MC.
Dans les hôpitaux toutefois, on avance une autre raison pour expliquer ce regain d’intérêt pour les élections du MC. Nos interlocuteurs estiment ainsi qu’il y a un « gros mécontentement » par rapport à certaines décisions prises ces dernières années parmi les dirigeants sortants du MC. « Il y a beaucoup d’insatisfactions dans la profession vis-à-vis du MC. Il faut un renouveau », dit à ce sujet un ancien membre du Conseil de l’Ordre des Médecins.
Le président sortant, pour sa part, se dit « satisfait » du travail abattu par le MC ces dernières années, tout en exprimant son regret sur des projets presque finalisés mais qui n’ont pas été mis en pratique « par manque de temps ». Il cite les mesures adoptées par le MC pour s’assurer des connaissances médicales et des compétences des nouveaux venus, qui demandent leur “Registration” comme généralistes, de même que celles des médecins réclamant leur enregistrement en tant que spécialistes. « Une des plus grandes satisfactions est les amendements apportés à la Medical Council Act, qui nous permettent d’exercer un meilleur contrôle sur le niveau de la profession. Ainsi, la loi nous permet d’organiser un examen écrit pour l’octroi du “Registration” à ceux ayant terminé leur internat tandis que les médecins voulant exercer comme spécialiste doivent, eux, obligatoirement passer par un examen oral. Au moins une vingtaine de médecins n’ont pas obtenu leur “Registration” de spécialistes après avoir échoué à cette étape. Ces mesures de contrôle ne visent que l’intérêt des patients et celui de la profession », affirme le président sortant. « Mais il nous reste beaucoup à faire. D’autres amendements doivent être apportés à la MC Act pour renforcer le contrôle. Nous en avons déjà soumis les propositions dans cette direction au ministère de la Santé », ajoute le Dr Servansingh.