Rashid Imrith, président de la Fédération des syndicats du secteur public (FSSP), a soulevé hier plusieurs points de désaccord par rapport à la réforme des lois du travail lors d’une session de discussions au ministère du Travail et des Relations industrielles.

Dans ses commentaires à la presse, il devait faire part de ses inquiétudes concernant une provision autorisant un employeur du secteur privé d’avoir recours à un consultant pour entreprendre un exercice visant à réviser les conditions de service et les salaires de ses employés.

Les employés auront alors à signer un “Option Form” interdisant aux syndicats de déclarer litige aussi longtemps qu’il n’y a pas une autre révision salariale.
Il devait aussi souligner qu’un syndicat n’aura pas le droit de déclarer litige pendant une période de six mois.

« Pour nous, cette clause va à l’encontre des intérêts des travailleurs et le ministre du Travail en a pris bonne note », a-t-il dit. Au chapitre du Portable Retirement Gratuity Fund, le syndicaliste soutient que des compagnies d’assurances ont déjà actuellement concocté de nouveaux plans.

D’après les nouvelles dispositions de la loi, le patron d’une entreprise peut opter pour un plan d’assurances privé, plutôt que de se joindre au PRGF.

« Il est clair que les patrons du secteur privé vont contourner le PRGF pour avoir recours à un plan d’assurance beaucoup moins cher et allant au détriment des travailleurs. Nous avons suggéré que le gouvernement vienne de l’avant avec une loi afin que les bénéfices d’un plan de pension privé ne soient pas moins favorables que le PRGF. Il faut qu’il y ait un consensus autour de l’application de la réforme des lois du travail tout en continuant à discuter sur les points de désaccord », reprend-il.