Le Premier ministre, qui réagissait hier au jugement prononcé par le juge Eddy Balancy sur le Gagging Order réclamé par Nandanee Soornack contre les groupes Le Mauricien Ltd et La Sentinelle, a observé qu’« il y a des changements à faire à la Media Law ». Navin Ramgoolam a également estimé que le juge a maintenu certains droits à la vie privée. « Il revient aux parties concernées de décider si elles iront en diffamation », dit-il.
Interrogé par la presse à l’occasion de l’inauguration de la route de St Julien D’Hotman et du St-Pierre Bypass, le PM a affirmé ne pas vouloir faire comme les autres et « attaquer l’intégrité d’un juge ». « Je peux être d’accord ou pas d’accord, je ne le ferai pas. Je trouve un peu misleading ce que Le Mauricien a écrit aujourd’hui. Le juge a donné certains privacy rights. Il revient aux parties concernées de voir si elles iront en diffamation. C’est à elles de voir », a-t-il dit.
Navin Ramgoolam a, par la même occasion, annoncé la présentation d’une Media Law bientôt. « Depuis très longtemps il y a plusieurs grands avocats qui ont trouvé qu’il manque certaines choses dans nos législations concernant la protection. Il y a des changements à faire dans les lois comme la Media Law. J’ai contacté une personne comme Geoffrey Robertson parce que c’est un expert en Media Law. J’aurais pu voir un autre avocat, mais lui, c’est un grand défenseur de la presse. Son rapport est déjà prêt mais il a été pris par une commission d’enquête en Grande Bretagne. Bientôt il sera à Maurice ».
S’agissant de la vie privée des personnalités publiques, il a observé que tout le monde a des droits mais a aussi des responsabilités. « Je suis Premier ministre et j’ai des limites. Je ne peux pas faire ce que je veux. Les journalistes ont aussi leurs limites. Nous verrons tout cela dans son ensemble ».
Le PM a aussi observé qu’il faut bien voir la définition d’un homme public. « Pour moi un journaliste est un homme public. Ena so contre coup ladan ».
Invité à commenter la décision de Jeff Lingaya de mettre un terme à sa grève de la faim, il a estimé que c’est une bonne chose. « Je crois qu’il a reçu le message. On ne peut gouverner un pays où chaque personne qui a un problème entame une grève de la faim ».