Les animateurs de Rezistans ek Alternativ sont actuellement dans l’attente des détails du ruling final du United Nations Human Rights Committee au sujet de l’élimination de l’agenda communal en politique. Cette instance des Nations unies, qui est actuellement en session à New York jusqu’à vendredi prochain, devra se prononcer sur la demande de Rezistans ek Alternativ en vue de décréter la déclaration obligatoire des communautés des candidats aux élections générales comme une violation des démocratiques des citoyens. Cette semaine verra également le Constitutional Challenge contre la classification communale être appelé devant la Cour suprême.
De ce fait, Rezistans ek Alternativ soutient que le fait que le débat sur la réforme électorale est relancé n’est nullement une coïncidence dans la conjoncture politique. «Face aux faits objectifs, nous constatons que l’Etat est sur la défensive en essayant de relancer les négociations sur la réforme électorale», déclare Ashok Subron.
«Les développements sur le plan politique ne constituent nullement une coïncidence. Ils sont la conséquence de l’initiative entamée par Rezistans ek Alternativ, qui aborde sa phase conclusive forçant l’Etat à remettre la reforme électorale à l’agenda politique», fait ressortir Rezistans ek Alternativ, qui se félicite de son «rôle de catalyseur historique dans l’éradication de toute forme de communalisme dans le système politique à Maurice».
Avec le Constitutional Challenge en Cour suprême mardi prochain, Rezistans ek Alternativ lance un appel à l’Etat afin de ne pas «resist» la  plainte sous les sections 81 (1) et 17 (1) de la Constitution. «Nous soutenons qu’en l’absence d’une réforme éliminant le communalisme en politique, il serait plus approprié de laisser les mains libres à la Cour suprême pour trancher la question. Il n’est nullement dans l’intérêt public et le progrès de la société de voir l’Etat défendre ce dossier en Cour suprême. Il est encore plus inadmissible de voir les fonds publics être utilisés pour défendre une absurdité communale», ajoute Ashok Subron.
Commentant les soubresauts sur l’échiquier politique ces derniers jours, Rezistans ek Alternativ dénonce le fait que «la réforme électorale n’est pas faite pour satisfaire des ambitions présidentielles et premierministérielles de Navin Ramgoolam ou de Paul Bérenger. La réforme électorale n’est pas faite pour accommoder des tactiques de remue-ménage d’alliance infernale entre les partis traditionnels. La réforme électorale est faite pour éliminer le communalisme, approfondir la démocratie et favoriser l’émergence d’une nouvelle République», conclut Rezistans ek Alternativ.