Dans le sillage d’un article paru dans les colonnes du Mauricien, fin janvier dernier, les principaux partenaires étatiques concernés dans la gestion des institutions réformatrices comme le RYC (Girls) se seraient concertés et « ont décidé de quelques mesures prioritaires pour faire avancer les choses. » De fait, l’idée de la création d’un CYC (Correctional Youth Centre) pour les filles a été reprise dans le discours-programme du nouveau gouvernement. Cependant, le flou persiste, estiment la cinquantaine d’officiers engagés dans les deux RYC (Boys & Girls) quant à leurs « conditions de travail, de plus en plus difficiles et confuses ». Ils appellent les décideurs à « nous donner des éclaircissements afin que l’on sache si c’est le Prime Minister’s Office (PMO) ou le ministère de la Sécurité sociale qui est responsable de nous ».
Dans le sillage d’un article paru dans les colonnes du Mauricien, fin janvier dernier, les principaux partenaires étatiques concernés dans la gestion des institutions réformatrices comme le RYC (Girls) se seraient concertés et « ont décidé de quelques mesures prioritaires pour faire avancer les choses. » De fait, l’idée de la création d’un CYC (Correctional Youth Centre) pour les filles a été reprise dans le discours-programme du nouveau gouvernement. Cependant, le flou persiste, estiment la cinquantaine d’officiers engagés dans les deux RYC (Boys & Girls) quant à leurs « conditions de travail, de plus en plus difficiles et confuses ». Ils appellent les décideurs à « nous donner des éclaircissements afin que l’on sache si c’est le Prime Minister’s Office (PMO) ou le ministère de la Sécurité sociale qui est responsable de nous ».
« Il y a une quinzaine d’années depuis que nous, les officiers des RYC, avons bénéficié de formation pour notre travail », avancent ces officiers de ces centres correctifs. « Mais depuis une dizaine d’années, plus rien ! Précédemment, la prison, le CYC (Boys) et les RYC (Boys & Girls) étaient tous sous la même ombrelle. Puis, sous le régime Ramgoolam, la prison, passée sous le PMO, a pris sous ses ailes le CYC, tandis que les RYC sont restées sous la Sécurité sociale. Cela, parce que les autorités ne souhaitaient pas que ces centres correctifs soient perçus au même titre que les institutions pénitentiaires. »
Or, c’est à partir de là que la confusion commence à germer : « Pour ce qui est de notre travail, on nous dit que nous sommes formés comme des officiers devant oeuvrer dans des institutions réformatrices et du système disciplinaire. Cependant, quand il en vient à notre rémunération, le PRB nous considère comme faisant partie du système administratif, soit general service ». Donc, soutiennent ces officiers de l’État, un peu « remontés et agacés » : « Nous devons suivre une formation spécifique et travailler dans des conditions spéciales et à risque, comme on l’a vu, depuis l’an dernier, avec les nombreux incidents de nature violente qui ont défrayé la chronique. Mais quand il en vient de nos conditions de travail et nos salaires, nous sommes perçus comme de simples officiers… »
D’où leur appel pressant aux décideurs : « Nous sommes conscients que le nouveau gouvernement veut mettre les choses en place pour assainir la situation et trouver des solutions concrètes et efficaces aux problèmes des jeunes filles délinquantes. Mais qu’en est-il de nous, les officiers ? On n’entend que dalle en ce qui nous concerne ! Combien de temps allons-nous continuer à évoluer dans une atmosphère aussi vague ? » Exprimant leur « découragement », ces officiers se disent aussi démotivés… « Depuis plus d’une année maintenant, nous évoluons, surtout chez les RYC (Girls), dans un environnement où nous exposons notre vie. Mais jusqu’à présent, les nouveaux ministres qui sont responsables de nous ne semblent pas nous accorder quelque importance ni écoute ! »
Ils souhaitent « avoir une rencontre le plus tôt possible avec ceux qui sont responsables de nous afin de clarifier toutes ces zones d’ombre ».