Elle a longtemps été sous les feux de projecteurs pour ses problèmes liés à la drogue, à la violence et au manque de développement, mais Résidence Barkly a évolué. Elle se présente désormais comme un quartier militant contre les drogues de synthèse, grâce à la campagne de prévention menée par la Coalition des Acteurs Sociaux (CAS) de Barkly. Lors d’une visite dans cet “ex-ghetto”, Brian Pitchen, porte-parole, et Jonathan Arsene, secrétaire de ce mouvement, en dévoilent les aspects.
19h. Résidence Barkly, un vendredi soir. Les rues sont animées dans ce quartier de Beau Bassin. Les enfants s’amusent dans le jardin d’enfants, quelques adultes jouent à la pétanque et des jeunes s’exercent au basket-ball.
L’heure est à la fête chez un habitant. Les derniers tubes passent en boucle et apportent une touche d’ambiance à ce lieu, longtemps considéré comme un “ghetto”. Nombreux sont ceux qui portent un regard lourd d’arrière-pensées sur cette résidence. Avant, Cité Barkly était décrite comme “un quartier chaud”. Un lieu connu pour sa circulation de drogues, des cas de violences et d’autres drames.
Vingt ans plus tard, après avoir été exclue des projets de développement pour des raisons politiques et communales, cette agglomération de la circonscription de Beau Bassin/Petite Rivière se relève petit à petit, à travers de nouveaux projets et l’ambiance de certains jeunes. “C’est un ex-ghetto”, soutient Brian Pitchen, porte-parole de la Coalition des Acteurs Sociaux (CAS) de Barkly.
Habitant la région depuis trente ans, Brian Pitchen souligne que “Barkly est aujourd’hui un lieu assez tranquille. Ça a beaucoup évolué et les mentalités ont changé. Depuis quelques années, les autobus et les taxis peuvent circuler librement et les personnes peuvent marcher dans la rue sans avoir peur d’être attaqués. Mais comme dans toutes les régions, nous avons certains problèmes.”