Une centaine d’officiels des pays membres du COMESA, de la SADC et de l’EAC participent depuis hier matin, au Méridien, à une réunion tripartite consacrée aux questions portant sur les règles d’origine. Ils ont été appelés à compléter l’étude des problèmes restés en suspens avant juin 2014.
L’hôtel Le Méridien, à Pointe-aux-Piments, accueille depuis hier matin une centaine d’officiels des pays membres du COMESA, de la SADC et de l’EAC. Cette réunion tripartite est consacrée aux questions portant sur les règles d’origine. L’étude des problèmes restés en suspens devra être complétée avant juin prochain. Un appel en ce sens a en tout cas été lancé par la présidente de la réunion, Beatriz Machava, du Mozambique, et ce dès l’ouverture officielle de la session de travail. Elle a souligné que juin 2014 est une date butoir, vu que les pays concernés par la mise en place d’un accord de libre-échange – impliquant les membres du COMESA, de la SADC et de l’EAC – se doivent de compléter les négociations sur tout le texte de l’accord tripartite à cette période.  
Le directeur de la division de la politique commerciale de Maurice, Assad Bhuglah, qui a accueilli les participants à cette réunion de travail de quatre jours, a souligné d’emblée que Maurice est fermement engagée dans le processus de négociations tripartites. « We earnestly hope to expeditiously accomplish the mandate given to us by our Heads of States with regard to the establishment of the Tripartite Free Trade Area, encompassing all the member-states of COMESA, EAC and SADC. The days are not far when we will see the emergence of a huge market stretching from Cape Town to Cairo and Kinshasha to Port-Louis », a-t-il déclaré.
Assad Bhuglah a fait ressortir que l’élaboration de règles d’origine bien claires est une condition de base pour la création d’une zone de libre-échange. D’où, a-t-il observé, la nécessité de veiller que les préférences commerciales accordées à des produits originaires de la région ne servent pas à d’autres fins, notamment pour couvrir des produits venant d’autres régions. « La définition et l’élaboration des règles d’origine constituent un exercice très délicat, voire complexe, pour les négociateurs », a ajouté Assad Bhuglah. Un exercice qui peut d’ailleurs devenir un défi à relever pour les négociateurs, surtout si l’on considère que la région regroupe 26 États étant à différents niveaux de développement avec des intérêts divers et des priorités différentes.
« Rules of origin must be conceived as an instrument of economic development instead of being merely an application for border measures. While facilitating the integration at regional level, Rules of origin must be responsive to the needs of global supply-chain and to the opportunities offered by the global market », a ajouté le directeur de la Trade Policy Unit. Ce dernier a, dans la foulée, souhaité qu’un équilibre et une certaine équité soient trouvés en vue d’assurer que la zone de libre-échange, que les États africains veulent créer, soit inclusive.