Le Rotary Club de Port-Louis–Citadel a procédé à l’achat de 102 exemplaires de « Nou risses » le 5 juillet lors d’une cérémonie organisée à la librairie–restaurant L’Atelier, à Port-Louis. Son président, Sanjeev Mulloo, indique que les livres seront distribués aux enfants fréquentant 12 écoles primaires de Port-Louis, où le Rotary Club intervient.  
« Nou risses » est un ouvrage littéraire et artistique réalisé par six jeunes ayant suivi une formation par la Craft Academy sous son empowerment programme. Le livre a été lancé en début d’année par le ministre des Arts et de la Culture Mookhesswur Choonee.
Le président du Rotary Club, Sanjeev Mulloo, raconte que c’est lors d’une rencontre fortuite qu’on lui a parlé de ce projet de la Craft academy. « Comme le club a un projet d’acheter des livres d’auteurs mauriciens afin de les faire connaître auprès des enfants, on y a vu une aubaine : les jeunes, issus eux-mêmes de milieux difficiles, parlent de leur vie. Les illustrations sont magnifiques. C’est un ‘plus’ pour les enfants dans leur apprentissage. » Notre interlocuteur souligne que les livres seront distribués aux enfants dont les parents n’ont pas les moyens d’en acheter. « Au niveau du Rotary, nous aidons les enfants à croire en eux. Ce livre est un témoignage de ce que d’autres jeunes ayant grandi dans des situations similaires ont pu faire », laisse entendre son président.
Le programme d’autonomisation de la Craft Academy a duré huit mois. Selon cette instance, « il a été donné à ces jeunes un lieu où ils ont pu s’exprimer librement, un environnement positif où les valeurs telles que le respect, l’amitié et la compassion sont encouragées. » Les jeunes avaient suivis des ateliers d’écriture et d’art. S’ils étaient 20 à l’origine, à l’arrivée, il n’en restait que six.
Au Mauricien, Ilse Mikula – qui était impliquée dans le projet dès le départ et qui en fait la promotion aujourd’hui – affirme que l’argent de la vente de ces 102 ouvrages, vendus à Rs 500 l’exemplaire, servira aux jeunes. « On les orientera pour suivre des formations professionnelles, qu’ils pourront payer avec cet argent », soutient-elle. Notre interlocutrice note qu’après la fermeture de la branche de la Craft academy à Poste-de-Flacq, il a été difficile pour ces jeunes de poursuivre une formation, ceux-ci s’étant orientés vers d’autres emplois. L’un d’entre eux, Stephenson, travaille comme assistant professeur à la nouvelle Craft Academy de St-Pierre.
Notre interlocutrice estime qu’au delà de la dimension financière, la réalisation de ce projet est primordiale. « It will always be a longstanding testament  and document to their achievements, something that will encourage them to share their experience, the value of art, education with eventually their kids and families, making them feel proud of their achievements in themselves and respected by others for this. »