• Le salaire de juillet n’a pas été versé hier comme promis

Ils sont très en colère. Les anciens employés de Tex Knits, à L’Escalier, avaient rencontré, le 27 septembre dernier, le ministre du Travail, Soodesh Callichurn. En présence de ce dernier, l’administrateur judiciaire avait « promis » de verser hier leurs salaires de juillet. Mais tel n’a pas été le cas. Remontés, ils se sont rendus hier au ministère du Travail, où l’assurance leur a été donnée que « le nécessaire sera fait au plus tard mardi prochain ». Ils ont déjà prévenu qu’ils camperaient au ministère à partir de mercredi si tel n’est pas le cas.

Trois mois après la fermeture de l’usine Tex Knits, appartenant à Bernard Maigrot, les licenciés attendent toujours la deuxième partie de leurs salaires. Si pour le mois de juin, ils ont été payés en deux tranches, tel n’a pas été le cas pour juillet. À plusieurs reprises, l’administrateur leur a promis que « le nécessaire sera fait », tout comme le 27 septembre dernier, lorsqu’ils se sont rendus chez le ministre du Travail, Soodesh Callichurn, en compagnie de leur député, Bashir Jahangeer. La date du 11 octobre avait même été avancée.

Toutefois, hier, tel n’a pas été le cas. Remontés, des licenciés, des femmes pour la plupart, se sont rendus à nouveau au ministère du Travail pour avoir des éclaircissements. « On ne peut nous rouler à chaque fois comme cela. À chaque fois, on nous donne une date, puis il n’y a rien. Même envers le ministre, l’administrateur n’a pas tenu parole », disent-elles. Contacté par les officiers du ministère, l’administrateur devait toutefois laisser entendre qu’il sera en mesure de verser les salaires mardi prochain, soit le 15 octobre. Il a expliqué que « les procédures ont été retardées, étant donné que les fonds proviennent de l’étranger ».

Les licenciés, dépassés par les événements, ont fait savoir qu’ils n’attendront pas plus longtemps. « Si les salaires ne sont pas versés mardi, nous nous installerons au ministère du Travail dès mercredi matin. Nous ne bougerons pas tant que nous n’aurons pas notre argent. Personne ne se préoccupe de nos difficultés, si nos enfants ont à manger ou pas », déplorent-ils.

Ils ajoutent que lors de leur rencontre avec Soodesh Callichurn le mois dernier, il avait également été dit que le gouvernement trouverait une formule pour un “package”, représentant leurs années de service. « Nous voulons que ce soit fait avant les élections. Nous ne savons pas qui sera là après », martèlent des licenciées. Elles établissent également un parallèle avec les bénéficiaires de la pension de vieillesse à qui le gouvernement a promis une augmentation. « Ceux qui touchent la pension ont de quoi vivre, mais, nous, avec quoi allons-nous nourrir nos familles ? » se demandent-elles.