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Le Sénat américain a confirmé jeudi la nomination de Gina Haspel à la tête de la CIA, malgré son rôle controversé dans des programmes de torture après les attentats du 11-Septembre. Mme Haspel, 61 ans dont 33 passés au sein de l’agence américaine du renseignement, était la candidate désignée par Donald Trump.

Lors du vote, elle a obtenu le soutien de six élus de l’opposition démocrate pour obtenir 54 des 99 voix de la chambre haute du Congrès. Auparavant directrice adjointe de l’agence basée à Langley (Virginie), elle devient la première femme à la diriger, succédant à Mike Pompeo nommé secrétaire d’Etat.

Elle est spécialiste des opérations clandestines. Sa candidature avait créé la polémique car elle a dirigé pendant au moins une partie de l’année 2002 une prison secrète de la CIA en Thaïlande, où les détenus suspectés d’appartenir à Al-Qaïda étaient fréquemment torturés. Ils ont subi des simulacres de noyade « Waterboarding »), une technique illégale selon le code militaire mais qui figurait parmi celles autorisées par le président George W. Bush après les attentats du 11-Septembre.

Elles ont été définitivement bannies par son successeur Barack Obama.