Le gouvernement a entamé hier des discussions dans le cadre de son intention de reloger et de régulariser la situation de 332 familles de squatters de la capitale. L’État envisage en effet d’officialiser la situation de 52 familles vivant dans la capitale et ses faubourgs, de reloger 239 autres sur un terrain de l’État situé à Pointe-aux-Sables et de trouver des terres pour 41 familles afin qu’elles puissent y construire leur maison.
Le gouvernement compte s’attaquer à la région de Port-Louis en premier lieu, notamment ceux se trouvant Route Nicolay, Tranquebar, Vallée-Pitot, Roche-Bois, Cité La Cure, Camp-Yoloff, Vallée-des-Prêtres, Monseigneur Leen, Canal Anglais et Route Militaire. Un comité interministériel s’est réuni hier après-midi à l’hôtel du gouvernement en présence des représentants des ministères de l’Environnement, de l’Intégration sociale, des Administrations régionales, des Terres et du Logement et de la National Development Unit (NDU). Les ministres Anwar Husnoo et Showkutally Soodhun étaient présents pour l’occasion. Ce comité s’est réuni afin de décider du sort des squatters se trouvant sur des terres de l’État. Au total, quelque 332  familles vivant à Port-Louis et dans ses faubourgs sont ainsi concernées par le plan de relogement/régularisation. L’État envisage en effet de régulariser la situation de 52 d’entre elles et de trouver des terres pour 41 familles afin que celles-ci puissent construire leur maison. Pour les 239 familles restantes, celles-ci seront relogées sur un terrain de l’État situé à Pointe-aux-Sables dans le cadre d’un projet de village intégré. Ce dernier sera muni par ailleurs d’un “jogging track”, d’une crèche, d’un dispensaire, d’un centre communautaire et d’un poste de police. Une visite des lieux est prévue pour bientôt.
Le ministre des Terres et du Logement, Showkutally Soodhun, affirme qu’il n’y aura bientôt plus de squatters à Port-Louis. Son collègue des Administrations régionales, Anwar Husnoo, abonde dans le même sens, tout en disant souhaiter que les squatters soient relogés « au plus vite ». Ces derniers seront répertoriés en trois catégories. L’État construira ainsi des maisons pour certains d’entre eux. Le ministre Soodhun se prononce déjà sur les types de maisons qui seront érigées en indiquant que l’État ne veut pas reproduire des habitations du type « boîte d’allumettes ». Chaque maison contiendra ainsi deux chambres à coucher et sera pourvue des facilités habituelles, comme l’eau et l’électricité.
La deuxième formule implique davantage la National Empowerment Foundation (NEF), qui assistera les familles. Enfin, en dernier lieu, le ministère du Logement sera chargé de reloger certains squatters en leur trouvant des lopins des terres pour qu’ils puissent y construire leur maison.
À noter que plusieurs ministères sont impliqués dans ce projet : celui de l’Intégration sociale, pour assister les familles, et celui des Collectivités locales, qui sera chargé d’intervenir auprès des municipalités pour garantir les services tels la voirie et l’entretien des drains, entre autres.