Trouvé coupable d’avoir enfreint le règlement 160 A (i) sur le cheval de l’entraînement Shailesh Ramdin, Man Of His Word, Imran Chisty a écopé d’une semaine de suspension et d’une amende de Rs 25 000. Il a décidé de contester cette sanction en appel.
Les Racing Stewards, Alain Rousset qui agissait comme Chief Stipe et qui avait à ses côtés Jacques de Comarmond et Samraj Mahadia, ont demandé des explications à l’entraîneur Shailesh Ramdin et au jockey Imran Chisty sur la monte de Man Of His Word.
D’emblée, il fut annoncé que les instructions étaient d’opter pour la position tête et corde, soit de prendre les devants.
Alain Rousset trouva que Man Of His Word ne démontra à aucun moment qu’il pouvait déborder Adi Star, et ce, même quand son jockey le sollicita.
L’entraîneur Shailesh Ramdin souligna, pour sa part, qu’il savait que Man Of His Word prenait entre 75 et 100m pour trouver sa vélocité et qu’il pensait son protégé capable de mener le peloton.
Alain Rousset revint à la charge sur la monte d’Imran Chisty. Ce dernier expliqua que s’il est vrai qu’il avait sollicité sa monture dans la partie initiale, il n’avait fait que l’accompagner du mouvement de ses bras par la suite. L’Indien devait ensuite dire qu’il avait « niggled » sa monture.
A la question de savoir pourquoi il n’avait pas repris sa monture ou lui donner un « breather », il devait répondre que c’était une  course de 1000m. Il lui avait été demandé de prendre les devants et qu’il n’avait fait que suivre les instructions. Il avança aussi qu’il ne pouvait y avoir un plan B ou un plan C en la circonstance.
Cependant, il ne put convaincre le board qu’il avait donné un « breather » à sa monture.  Il devait aussi faire ressortir que Man Of His Word était déjà « dead » à 500m de l’arrivée.
Imran Chisty vint aussi de l’avant sur le fait que Darryl Holland lui avait fait croire qu’il le laisserait le doubler. Ainsi, selon lui, Man Of His Word avait pris une tête d’avance au bas de la descente
Les films de certaines courses de Man Of His Word furent projetés. Toutefois, aucun d’eux ne put soutenir le fait que ce cheval avait déjà opté cette même tactique dernièrement.
Avant que le board des RS ne passe à l’étape des délibérations alors que le jockey avait été mis devant la charge qui lui avait été imputée, le Stipe Jacques de Comarmond posa une question qui laissa tous ceux présents dans la salle pantois après qu’il eut demandé que le film 217 soit visionné.
Il demanda à Shailesh Ramdin si c’était après avoir revu ce film qu’il était arrivé à la conclusion que Man Of His Word pouvait précéder Adi Star dans le parcours comme l’avait fait Power Dive.
Cette question occasionna un froncement de sourcils de la part du Chief Stipe. L’entraîneur, lui, sauta sur l’occasion pour répondre par l’affirmative.
Toutefois, Alain Rousset ne se laissa pas faire et réagit promptement pour dire qu’Imran Chisty aurait dû piloter Man Of His Word comme l’avait fait Akash Aucharuz qui n’avait pas sollicité sa monture.
Ainsi, Imran Chisty fut trouvé coupable de n’avoir pas monté Man Of His Word à la satisfaction des RS dans le sens où il a sollicité sa monture pendant 200m et continué à la monter alors qu’Adi Star était en main et de n’avoir pas donné la chance à son cheval de prendre un « breather ».
Imran Chisty plaida non coupable de cette faute. Il ne put toutefois avancer des arguments solides pour soutenir ce « plea of non guilty ».
Samraj Mahadia devait même lui demander pourquoi il avait donné un coup de cravache à son cheval aux environs du 600m.
Et à Alain Rousset de demander à Imran Chisty si son rôle était de « stop Adi Star ».La cravache de Rameshwar Gujadhur répondit par la négatitive mais argua que Man Of His Word avait été le seul à avoir tenté quelque chose. Au cas contraire, Adi Star l’aurait emporté par dix longueurs.
Imran Chisty fut trouvé coupable d’avoir enfreint le règlement 161 A (i) et sanctionné.