Éric Guimbeau, a réitéré son souhait pour une commission d’enquête sur le trafic de drogue à Maurice. Il a, par la même occasion, lancé un appel à Alan Ganoo, leader suppléant de l’Opposition, de rejoindre le Mouvement Mauricien Social Démocrate (MMSD), dans sa lutte contre le trafic de drogue. C’était hier, lors d’une séance de formation destinée aux travailleurs sociaux de Curepipe, dispensée au siège social du parti à Forest-Side.
Le MMSD, qui fait du trafic de drogue son cheval de bataille depuis ces dernières années, a réitéré sa demande pour la mise en place d’une commission d’enquête sur le trafic de drogue à Maurice. Par la voix de son leader, Éric Guimbeau, cette année, le parti a demandé les membres de l’Opposition à s’associer avec lui dans ce combat. Il a invité Alan Ganoo, leader suppléant de l’Opposition, à poser des questions au parlement sur le trafic de drogue à Maurice, un mal qui « détruit actuellement l’avenir des enfants et des familles mauriciennes ». Et d’affirmer qu’il soutiendra toute motion pour l’institution d’une commission d’enquête à ce sujet.
Par ailleurs, afin de faire la lumière sur l’ampleur de ce phénomène, le leader du parti de l’aigle a réclamé à ce que le nombre de décès liés à la prise de substances illicites soit communiqué. Selon le parti, cela permettra de sensibiliser la population.
La séance de formation d’hier était destinée aux travailleurs sociaux des diverses régions de la ville lumière. Elle était animée par les chevilles ouvrières de ce secteur, issues du centre Idrice Goomany, comme Imran Dhanoo.
Affirmant leurs inquiétudes quant à la place qu’occupe Maurice dans le tableau des pays africains consommateurs de drogue, les intervenants ont fustigé les autorités pour cette « médaille d’or », alors que ces substances ne sont pas produits localement. Ils ont tous rappelé, en ce sens, l’importance du contrôle sur les passagers et à l’aéroport. Les animateurs sont d’opinion qu’il est inacceptable que ces substances passent entre les filets de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU). Selon eux, la vigilance doit être de mise, principalement sur l’accès VIP de l’aéroport. « C’est le seul point d’accès non contrôlé et il est fort probable que ce soit par là que la drogue s’introduit dans pays », a soutenu Éric Guimbeau.