Le pont du ruisseau Lataniers, à Vallée-des-Prêtres, serait responsable d’inondations régulières. Aussi les autorités ont-elles décidé la construction d’un nouveau pont et d’une « digue ». Problème : pour ce faire, il faudra abattre pas moins de 25 arbres centenaires. Une situation qui a pour effet de provoquer la colère des habitants de la localité.
Les habitants de Vallées-des-Prêtres sont victimes d’inondations à chaque grosse averse, situation qui dure depuis longtemps. Raison pour laquelle ils ont lancé un appel aux autorités afin d’y remédier. Selon eux, le problème provenait d’un pont surplombant le ruisseau, estimant donc qu’il devrait être démoli. De son côté, la National Development Unit (NDU), unité en charge des travaux, a pris la décision de construire un nouveau pont et d’abattre les 25 arbres, centenaires, se trouvant au bord du ruisseau, pour pouvoir y construire à la place un “retaining wall”, avec pour objectif de réduire les risques d’inondations.
Mais cette décision a mis en rogne les habitants, qui estiment que l’opération va à l’encontre de la protection de l’environnement. Jen Ramanah, qui habite la localité, explique : « Depuis plus de 100 ans, ces arbres embellissent l’endroit, sans compter qu’ils abritent des oiseaux. Les déraciner ferait plus de mal que de bien. These trees have been here for decades, are an essential part of the ecosystem and are the habitat of various species of birds. » Jen Ramanah estime en effet que d’autres solutions existent pour éviter les débordements. « Ils ont choisi la méthode la plus simple », finit-il par ajouter.
C’est d’ailleurs dans cette optique que les habitants de l’endroit se sont décidé à écrire à différents ministères, leur demandant de trouver une alternative. Jen Ramanah a par ailleurs adressé une lettre à la NDU, au ministère de l’Environnement ainsi qu’à celui de l’Agriculture, où il fait état de son désaccord concernant l’abattage des arbres pour pouvoir construire des digues. Dans son argumentation, il explique que ces arbres permettent de combattre l’érosion et que les enlever représenterait dès lors un « danger » pour les habitants.
Jen Ramanah estime aussi que même si la construction du “retaining wall” résolvait le problème d’inondations, ces dernières, de même que d’autres calamités climatiques, ne sont que les résultats naturels de l’abattage d’arbres et autres « environmental damages ». Il poursuit : « Je me demande s’il y a eu un Environmental Impact Assessment effectué par les ministères de l’Environnement et de l’Agriculture avant de prendre une telle décision. Le permis de construire de ce “retaining wall” a-t-il été octroyé sans prendre en considération la protection des arbres ? D’autres solutions ont-elles été envisagées ? »
Malgré leur demande formelle, les habitants de Vallée-des-Prêtres attendent toujours une réponse des autorités. Une enseigne a déjà été disposée pour annoncer le début des travaux qui, selon Jen Ramanah, commenceront d’ici la fin de la semaine ou la semaine prochaine, soit après un mariage qui aura lieu dans la localité. Une pétition a aussi circulé, qui sera soumise aux ministères concernés d’ici la fin de la semaine.