La Private Parliamentary Secretary (PPS) Deveena Boygah, 45 ans, plus connue comme Sandhya, a porté plainte à la police de Rose-Hill contre son époux Yashodar Boygah, 47 ans, lundi après-midi. C’est la troisième fois que la parlementaire du MSM dénonce son mari pour violence conjugale après une plainte datée de 2011 et une autre consignée au Central CID le 29 août.

Dans sa version des faits, la députée de la circonscription Vieux-Grand-Port/Rose-Belle dit avoir épousé civilement Yashodar Boygah, avec qui elle réside dans une maison à La Source, Quatre-Bornes. Sandhya Boygah poursuit en expliquant avoir des problèmes conjugaux, rappelant qu’elle avait déjà dénoncé son mari pour agression en 2011, ce qui lui avait d’ailleurs permis d’obtenir à l’époque un “protection order” contre le suspect. Or, dimanche dernier, le couple s’est une nouvelle fois disputé, cette fois à propos de la voiture de la plaignante.

Cette dernière avance que Yashodar Boygah s’est à un moment « vexé » et, tout en l’insultant, lui aurait lancé : « To pa mari dan lakaz twa ! ». Selon la PPS, le quadragénaire lui aurait ensuite demandé de quitter la maison si elle n’était « pas contente ». Sandhya Boygah a alors pris les clés de sa voiture et s’apprêtait à ouvrir la portière quand son époux s’est rué vers elle et lui a tordu le bras droit. Toujours selon la plaignante, son époux s’est ensuite dirigé vers la cuisine, lançant à haute voix : « Zordi ena dimoun pou mor dan sa lakaz-la. » Le suspect aurait tenté de retirer un morceau de métal fixé à un aspirateur pour agresser la PPS. Sandhya Boygah dit devoir son salut à sa femme de ménage, qui aurait empêché Yashodar Boygah de l’agresser à nouveau. Cette dernière a d’ailleurs été assignée comme témoin dans sa déposition.

Selon la PPS, son époux était « excité » et il aurait agi « de manière agressive » à son égard. Si elle dit, dans sa déposition, ne pas avoir été blessée, elle a cependant affirmé ressentir des douleurs au bras, souhaitant dès lors se faire examiner par un médecin. La police lui a de fait remis un formulaire 58 pour qu’elle puisse se faire soigner dans un centre médical. Profitant de l’occasion, elle a fait une demande à la Police Family Protection Unit (PFPU) pour obtenir à nouveau un “protection order” contre son époux ainsi qu’un “occupational order” pour pouvoir résider dans sa maison. La police n’a pas encore décidé de la marche à suivre et laisse le soin à la PFPU d’entamer des démarches légales en faveur de la plaignante. L’enquête policière est menée par l’équipe de l’ACP Anil Kumarsing Dip.