Le renforcement de la surveillance dans le port et à l’aéroport par le ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie relative à l’épidémie du virus Ebola a été évoqué hier par le conseil des ministres.
Le Cabinet a passé en revue les mesures prises notamment le monitoring des passagers à l’arrivée, en particulier ceux venant des pays affectés par le virus Ebola ; le renforcement de la campagne de sensibilisation sur les mesures de précaution à prendre ; la préparation d’un protocole pour la gestion clinique de la maladie ; et des dispositions pour la mise en opération d’une salle d’isolement à l’hôpital Souillac.
Le virus Ebola est une maladie sévère et souvent mortelle, ayant un taux de mortalité allant jusqu’à 90%. L’infection se transmet par contact direct, à travers des lésions sur la peau ou des membranes muqueuses, avec le sang ou d’autres liquides corporels ou sécrétions des personnes infectées.
De son côté, le réseau de Surveillance des épidémies et de gestion des alertes (SEGA), qui regroupe les services nationaux des pays membres de la COI ont décidé de se concerter sur les mesures de contrôle et de renforcement de la surveillance déjà mises en place face à l’épidémie de maladie à virus Ebola.
L’Unité de veille sanitaire (UVS) de la COI prévoit d’organiser des réunions impliquant l’ensemble des services de veille sanitaire et des partenaires du réseau (bureaux pays de l’Organisation mondiale de la Santé -OMS, Institut Pasteur de Madagascar…).
Le suivi de l’épidémie de maladie à virus Ebola sera assuré par l’UVS de la COI et diffusé chaque semaine au sein du réseau SEGA via le Bulletin de veille océan Indien.
Une première enveloppe de 50 000 euros (Rs 2 millions) a été débloquée par la COI, via le projet « Veille Sanitaire océan Indien », financé par l’Agence française de développement, pour mobiliser en 48 heures, à la demande d’un Etat membre, les laboratoires et les épidémiologistes du réseau « SEGA one Health ».
Aide chinoise
Le risque d’importation du virus dans la région est considéré par les instances internationales comme faible. A ce jour aucun cas suspect n’a été recensé dans le sud-ouest de l’océan Indien.
Par ailleurs, l’ambassade de la République Populaire de Chine à Maurice a annoncé hier que le gouvernement chinois a décidé d’octroyer au Libéria, à la Sierra Leone et à la Guinée, une aide humanitaire d’urgence de 30 millions de yuans RMB (Rs 150 millions de roupies) pour les aider dans la lutte contre l’Ebola, une menace à laquelle fait face toute l’humanité.
Il s’agit du deuxième lot d’aide d’urgence que la Chine a accordé aux pays touchés par l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest. En avril dernier, le gouvernement chinois a déjà fourni des matériels sanitaires d’une valeur d’un million de yuans RMB (5 millions de roupies) à la Guinée, au Libéria, à la Sierra Leone et à la Guinée-Bissau. Tous ces matériaux ont été bien livrés et mis à la disposition immédiate en mai dernier.
En ce moment critique, les équipes médicales chinoises basées en Guinée, au Libéria, à la Sierra Leone multiplient les efforts pour aider à combattre le virus mortel et fournir leurs soins aux patients locaux.