Jean Michel Lindor, condamné à trois ans de prison pour vol avec effraction, avait interjeté appel du jugement de la cour de première instance, trouvant sa peine sévère et excessive. Toutefois, les juges siégeant en appel ont statué que la sentence était juste, car elle considère les 11 précédents délits de l’accusé, soulignant ainsi qu’il n’a rien appris de ses erreurs.
Lors des débats, l’avocat de Lindor a admis qu’une peine d’emprisonnement était applicable dans cette affaire, mais a déclaré que 12 à 18 mois de prison auraient été plus justes. L’homme de loi a aussi relevé que la magistrate avait considéré les 11 précédents délits de son client, pour lesquels il avait d’ailleurs déjà été puni par la loi.
Cependant, le Chef juge Keshoe Parsad Matadeen et le juge David Chan Kan Cheong ont rappelé que selon les règles d’usage, un accusé ne doit pas être puni à deux reprises pour ses délits passés. Dans l’énoncé du jugement, il est précisé que selon la loi, les précédents délits peuvent être pris en considération avant de rendre un verdict. Dans cette affaire, les juges ont ainsi trouvé que l’appelant n’a pas appris de ses erreurs et que ces récentes condamnations ne l’ont pas dissuadé de récidiver. La sentence de trois ans de prison a été maintenue.
D’autre part, l’appelant a contesté le fait que son coaccusé dans cette affaire avait reçu 12 mois de prison, qui ont été commués en travaux communautaires. Là aussi les juges ont donné raison à la magistrate, car le coaccusé n’avait commis que deux autres délits auparavant, le dernier datant de 2002.