La fragilité tutoie la sensibilité lorsque sa voix caresse la bossa-nova. Fleur dans les cheveux et guitare en bandoulière, Yvette Dantier égrène des accords sensibles. Elle scrute à présent l’horizon du jazz sur les sentiers des mélodies.
Elle susurre. Chuchote d’une voix rieuse. Puis toussote gentiment. S’excuse et confie avoir “dansé sous la pluie” le week-end précédent. Elle est restée sous une bruine pendant deux heures. Ce n’est pas un drame : après notre entretien, Yvette se rendra à une station radio. Elle devra peut-être interpréter une de ses compositions, Rev ansanter. Morceau dont les paroles sont écrites par sa soeur Ornella Dantier et qui sera publié incessamment sur une compilation.
Yvette se fixe des buts. Elle se passionne pour la bossa-nova. Plusieurs vidéos sur YouTube montrent ses prestations, notamment un rafraîchissant florilège de ce style. Seule avec sa guitare, elle se frotte aux standards, dont une belle interprétation de Corcovado de Carlos Jobim en portugais. Chanson que les Mauriciens connaissent mieux comme générique du feuilleton brésilien Secrets de famille.
Mais pas de secret dans sa famille à elle : monsieur et madame Dantier ont quatre filles. Yvette est la benjamine de sa fratrie : l’aînée officie dans la com’, la cadette dessine, la troisième est portée vers l’écriture et la benjamine… chante.