L’ex-JM Véronique Leu-Govind entendue sur le cannabis saisi chez son époux
L’interrogatoire de Gulshan Govind (42 ans) connaît une pause depuis que Me Rouben Mooroongapillay a fait état d’une tentative d’influencer son client afin que ce dernier change d’avocat. L’homme de loi compte « put on record » le sujet lors de la comparution du quadragénaire au tribunal de Bambous la semaine prochaine. Entre-temps, Me Mooroongapillay demande au commissaire de police, Rampersad Sooroojebally, de remplacer l’équipe actuelle chargée de l’enquête par « une équipe expérimentée ».
Si l’enquête sur la saisie de quatre plants de cannabis chez Gulshan Govind a bien progressé, celle sur l’accusation provisoire d’entente délictueuse pour importation de 155,7 kg de drogue de La Réunion, elle, n’en serait qu’à un stade préliminaire. L’ADSU a déjà communiqué au suspect qu’elle dispose d’éléments concernant sa présence près d’un hôtel du Morne vers 13h le 25 juillet. Et ce, alors qu’un Speedboat quittait La-Réunion le lendemain. Même si Gulshan Govind n’a pas encore répondu à ce sujet, il a demandé, par le biais de son avocat, au commissaire de police de préserver les images des caméras du Safe City Network dans la région du Morne et ses alentours.
Par ailleurs, l’ancienne Junior Minister aux Arts et à la Culture, Véronique Leu-Govind a été interrogée une nouvelle fois par l’ADSU de la Western Division hier. Les enquêteurs voulaient obtenir d’elle certaines précisions concernant la saisie de quatre plants de cannabis chez Gulshan Govind, à Chamarel. S’il semble que la députée avait quitté le toit conjugal bien avant l’opération de police, fin juillet, celle-ci maintenait cependant de bonnes relations avec Gulshan Govind. Raison pour laquelle la police cherche à savoir si son époux ne lui aurait pas parlé des plants de cannabis au cours d’une conversation ou si elle n’a rien remarqué lors de ses rares déplacements à Chamarel.
Véronique Leu-Govind a maintenu ne rien savoir sur les activités de son époux. Ni concernant la présence de ces plants de cannabis, qui mesurent entre quatre et cinq centimètres. Elle n’était pas en mesure de dire non plus la provenance de ces plantes.
Après son interrogatoire, qui a duré moins de deux heures, l’ancienne Junior Minister des Arts et de la Culture a été autorisée à partir. La police lui a toutefois demandé de rester à la disposition de la police pour la suite des investigations.

