Affaire Sunkai : Bimla Ramloll écope de 8 ans de prison pour escroquerie

Bimla Ramloll (55 ans), une ancienne conseillère de la municipalité de Quatre-Bornes, a été condamnée à huit années d’emprisonnement pour escroquerie. Elle a aussi écopé de six mois de prison pour blanchiment d’argent, peine qu’elle purgera concurremment avec celle de huit ans d’emprisonnement. Son époux, Mohit Ramloll, âgé de 61 ans, a écopé de trois mois de prison pour le délit de blanchiment d’argent.
Ces sentences ont été prononcées, hier, par le magistrat Vijay Appadoo, le président de la Cour intermédiaire. Le tribunal a retenu que l’escroquerie montée par les époux Ramloll, soit un vaste Ponzi Scheme, il y a une dizaine d’années de cela, impliquait de vastes sommes d’argent et avait fait plus de 2 000 victimes, ce qui fait qu’il y avait circonstances aggravantes ; justifiant une sentence sévère. Il y avait aussi le besoin d’envoyer un signal fort à d’autres personnes qui envisageraient de mettre sur pied de tels Ponzi Schemes.
Les deux prévenus ont toutefois un délai de 21 jours pour interjeter appel du verdict de culpabilité et de la sentence devant la Cour suprême.
Bimla Ramloll avait, en effet, été reconnue coupable d’escroquerie sous la section 330(1) du Code pénal et de blanchiment d’argent sous la Financial And Anti-Money Laundering Act (FIAMLA) par la Cour intermédiaire le 24 avril, alors que son époux avait été jugé coupable de blanchiment d’argent seulement sous les dispositions de la FIAMLA.
Mari et femme étaient les cadres de la compagnie Sunkai, qui était un écran de fumée dissimulant un vaste Ponzi Scheme, où plusieurs centaines de Mauriciens avaient investi leur argent, appâtés par ce qu’avait avancé Bimla Ramloll concernant des dividendes mirobolants qui allaient leur être reversés. Entre septembre 2012 et mars 2013, une somme faramineuse de plus de Rs 700 millions avait été engrangée par la compagnie.
Le couple Ramloll avait toutefois détourné cet argent pour faire l’acquisition de terrains et de campements, entre autres. Vu que ces propriétés provenaient de Proceeds of Crime, soit escroquerie, ils ont été jugés coupables de blanchiment argent.
Une fois le pot-aux-roses découvert, les fonds de cette compagnie avaient été gelés sous la tutelle de la Banque de Maurice, et plus de 1 047 personnes avaient par la suite déposé des plaintes civiles pour réclamer le remboursement des fonds saisis chez Sunkai.

EN CONTINU
éditions numériques