L’appel du commissaire de police, Anil Kumar Dip, contre la remise en liberté sous caution de Bruneau Laurette a été entendu, hier, devant la cheffe-juge, Rehana Mungly-Gulbul. La Cour suprême devra trancher si le commissaire de police est habilité à instruire un tel appel, en outrepassant le Directeur des Poursuites publiques (DPP), qui normalement est l’instance appropriée pour faire appel dans les affaires de remise en liberté. La Cour devra aussi décider s’il faut accorder au commissaire de police une extension de délai, alors que l’échéance pour faire appel dans de telles affaires est de sept jours.
À l’appel de cette affaire, les conseils légaux de Bruneau Laurette, Mes Shakeel Mohamed, Neelkanth Dulloo et Rouben Mooroongapillay, ont fait état d’un premier affidavit de Bruneau Laurette dans cette affaire au commissaire de police et au DPP. Le CP aura à répondre à cet affidavit, alors que le DPP devra préciser son Stand. L’affaire a été renvoyée au 29 mai prochain.
Dans une déclaration à la presse, Me Dulloo a expliqué qu’encore d’autres affidavits devront être soumis à la Cour. « Nous avons toutefois beaucoup d’autres informations à communiquer à la Cour par voie d’affidavits avant que cette affaire ne soit In Shape et soit entendue », ajoute Me Dulloo.
Dans une déclaration à la presse, Bruneau Laurette maintient que le pouvoir veut éliminer tous ses adversaires politiques, en faisant référence notamment à Yash Bhadain et Rama Valayden. Il a mis en garde qu’aujourd’hui, aucun individu, qu’il soit opposant politique ou journaliste, n’est à l’abri d’un Planting de drogue par la PHQ Special Striking Team (SST).
Après la remise en liberté sous caution de Bruneau Laurette le 21 février dernier par le tribunal de Moka, le commissaire de police avait fait appel de cette décision, qu’il considérait comme un Evil Precedent. Ses représentants légaux, dont Me Ravi Yerrigadoo, agissant sur les instructions de Me Shamilla Sonah-Ori avouée, avaient présenté en Cour suprême deux motions, soit la première demandant une extension du délai de 7 jours pour faire appel d’une remise en liberté conditionnelle, alors que la deuxième contestait la liberté sous caution de Bruneau Laurette elle-même.
Bruneau Laurette et le bureau du DPP avaient objecté à ces motions. Pour Me Shakeel Mohamed, avocat de Bruneau Laurette, il y a Abuse of Process de la part du commissaire de police, accusé d’usurper les prérogatives du DPP.
Appel du CP Dip contre la caution de Laurette – Me Dulloo : « D’autres informations à communiquer à la Cour »
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