Au QG de la FCC | Aveux de son subordonné – Une Inside View des opérations de Drug Planting Live and Direk

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L’ASP Seewoo accusé d’avoir monnayé la libération des « suspects  » piégés contre Rs 3 M 

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Le constable Jean Roussety, âgé de 31 ans et ancien membre de la SSU Special Intelligence Cell, a formulé de graves allégations contre son ancien supérieur, l’assistant surintendant de police (ASP) Rajcoomar Seewoo. Il affirme que ce dernier aurait réclamé Rs 3 millions à de présumés suspects piégés en échange de leur remise en liberté, une somme qu’il aurait effectivement perçue. Le policier a consigné sa déposition à la Financial Crimes Commission (FCC), jeudi. Il a également déposé un affidavit en Cour dans lequel il expose en détail les faits dénoncés.

Selon le récit du constable Jean Roussety, les faits remontent au 29 juillet 2024. À l’issue d’un briefing aux Casernes centrales, le responsable de la SSU Special Intelligence Cell les ont informés de l’arrivée imminente, par voie maritime depuis La-Réunion, d’une cargaison de drogue. Un AirTag était attaché à l’un des sacs contenant les stupéfiants.

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Vers 23 h, l’équipe a quitté les Casernes centrales pour se déployer à proximité d’une maison située à Chemin Vingt-Pieds, à Grand-Baie. Les policiers devaient suivre les déplacements de l’AirTag à partir d’un téléphone portable. Le signal a finalement été détecté vers 4 h 45, le 30 juillet, dans le lagon de Pointe-aux-Biches. Une équipe a alors été dépêchée sur place pour repérer le speedboat, tandis que les autres policiers se positionnaient à des endroits stratégiques.

Le constable Roussety précise qu’il était accompagné de trois autres protagonistes. Sur place, ils ont constaté que le signal se déplaçait en direction de Trou-aux-Biches, où ils ont repéré une embarcation suspecte dans le lagon. Les policiers ont ensuite attendu les instructions de l’ASP Seewoo, alors que le signal de l’AirTag était détecté successivement à différents endroits du Nord de l’île.

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En cours de route, le constable Roussety affirme avoir aperçu une BMW blanche qui se dirigeait vers l’emplacement de l’AirTag. Il a perdu le véhicule de vue à Cottage. Ce n’est que par la suite que le responsable de la SSU Special Intelligence Cell aurait ordonné son interception. Deux personnes, Kushal B. et Meelesh R., se trouvaient à bord.

L’ASP Seewoo a rejoint l’équipe peu après et aurait violemment agressé les deux hommes avant de les menotter, selon les allégations du policier. Or, aucune substance ou pièce compromettante n’a été découverte dans la BMW. Pendant ce temps, le signal de l’AirTag continuait à se déplacer. Un autre policier a alors montré à son supérieur, sur son téléphone portable, les indications de géolocalisation.

C’est sur un terrain abandonné à L’Espérance-Trébuchet que les policiers ont finalement découvert quatre sacs de sport contenant des colis de cannabis. L’un de ces sacs était équipé de l’AirTag. Dans son affidavit, le constable Roussety allègue que l’ASP Seewoo aurait contraint Meelesh R. à manipuler les quatre sacs afin d’y laisser ses empreintes génétiques. Les deux hommes ont protesté, affirmant n’avoir aucun lien avec cette importation de drogue. « Pran sarz la zot mem aster », leur aurait lancé le responsable de la SSU Special Intelligence Cell.

Une perquisition a ensuite été effectuée au domicile des deux hommes. Alors que l’équipe se rendait chez Kushal B., à Rivière-du-Rempart, vers 7 h 35, les policiers ont aperçu une autre BMW dans laquelle se trouvait un proche de ce dernier. Bien qu’aucun élément compromettant n’ait été découvert dans le véhicule, l’ASP Seewoo aurait ordonné l’arrestation de Yashwin B. « Mo pou fer twa osi pran sarz sa kat sak ladrog la », lui aurait-il lancé.

Les trois présumés suspects, ainsi que les deux BMW, ont ensuite été conduits aux Casernes centrales. Le constable Roussety affirme qu’à un certain moment, son supérieur aurait demandé à un policier d’enlever la caméra embarquée (dashcam) installée dans la voiture conduite par Kushal B.

Le policier allègue également que l’ASP Seewoo aurait donné l’ordre de prélever des particules de drogue dans l’un des sacs de sport pour les disperser à l’intérieur des deux BMW. Cette manipulation aurait eu pour objectif de faire croire que les véhicules avaient servi au transport des stupéfiants.

Le constable Roussety soutient avoir appris, deux semaines plus tard, que l’ASP Seewoo aurait proposé aux deux frères, Kushal et Yashwin, de les faire libérer sous caution à condition qu’ils endossent la responsabilité de la saisie de drogue et lui versent Rs 3 millions.

Il affirme également que trois membres de la SSU Special Intelligence Cell se seraient rendus au domicile des présumés suspects, à Rivière-du-Rempart, pour récupérer l’argent avant de le remettre à leur supérieur.

Dans sa déposition, le constable Roussety avance que les deux frères auraient été piégés dans cette affaire. Il ajoute que l’entrée consignée dans l’Occurrence Book du poste de police de Poudre-d’Or aurait été modifiée à deux reprises. Il souligne, par ailleurs, qu’aucun AirTag ni GPS tracker n’ont été versé au dossier à titre de pièce à conviction.

Dans son affidavit, le policier explique enfin pourquoi il n’aurait pas dénoncé ces agissements plus tôt. Il affirme avoir craint les représailles de son supérieur et de ses proches collaborateurs, qu’il décrit comme des personnes influentes au sein de la force policière : « Mr Seewoo, ASP and others were very powerful and no one could even talk against them otherwise they may frame you through planting and or other wrongful ways. »

22 kg de drogue dans les sacs de sport 

La SSU Special Intelligence Cell avait saisi un total de 22kg de drogue dans les quatre sacs de sport. Le montant de la drogue est évalué à Rs 27 millions. Les trois suspects avaient été arrêtés. Selon nos renseignements, les deux frères possèdent un entrepôt où sont stockés des produits en plastique à L’Esperence Trébuchet. Officiellement, les troi

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