La production sucrière pour la campagne 2026 est désormais estimée à 230 000 tonnes contre 225 000 tonnes précédemment. Cette révision à la hausse de 5 000 tonnes intervient alors que près de la moitié de la superficie sous canne a déjà été récoltée. Les rendements enregistrés au cours de la seconde partie de la coupe et les conditions climatiques des prochaines semaines seront toutefois déterminants pour confirmer cette prévision. Au 26 septembre, près de 50 % de la superficie avait déjà été récoltée. La production cumulée s’élevait alors à 112 532 tonnes de sucre, avec un taux d’extraction moyen de 9,38 %.
Le Crop Estimates Coordinating Committee s’est réuni pour la troisième fois, mardi, afin de faire le point sur l’avancement de la campagne sucrière 2026. Les membres du comité ont notamment examiné les résultats enregistrés jusqu’ici, les dernières estimations communiquées par les établissements sucriers ainsi que l’évolution des conditions climatiques au cours des derniers mois.
À l’issue de cette évaluation, le comité a décidé de revoir à la hausse son estimation officielle, qui passe de 225 000 à 230 000 tonnes de sucre. Cette augmentation de 5 000 tonnes s’explique notamment par des volumes de canne à récolter supérieurs aux estimations initiales pour certains producteurs.
Cette nouvelle prévision demeure cependant conditionnée par les rendements qui seront obtenus durant la deuxième partie de la campagne et par les conditions dans lesquelles se poursuivra la récolte. Le comité estime ainsi nécessaire de maintenir une surveillance étroite de l’évolution de la coupe, notamment en raison du déficit hydrique qui continue de peser sur la production.
À fin septembre, les conditions climatiques étaient jugées relativement favorables à la maturation de la canne, sans toutefois être optimales. La pluviométrie enregistrée en août représentait 122 % de la moyenne à long terme, avant de retomber à 91 % en septembre.
Malgré les précipitations excédentaires enregistrées en août, le déficit hydrique cumulé demeure important. Sur la période d’octobre 2025 à septembre 2026, les précipitations n’ont représenté que 71 % de la normale.
En septembre, les températures maximales et minimales ainsi que l’ensoleillement ont été supérieurs aux moyennes habituelles. L’amplitude thermique est, en revanche, restée inférieure à la normale. Ces différents paramètres seront suivis de près au cours des prochaines semaines afin d’évaluer leur incidence sur la maturation de la canne et les rendements en sucre.
Alors qu’environ la moitié de la superficie reste encore à récolter, les performances enregistrées dans les prochaines semaines seront déterminantes pour apprécier l’évolution des rendements et la possibilité d’atteindre l’objectif de 230 000 tonnes.
Le comité fait ressortir dans ce contexte l’importance d’un suivi attentif des effets du déficit hydrique sur les rendements en canne et en sucre. L’analyse devra également prendre en considération les restrictions d’irrigation actuellement en vigueur ainsi que l’évolution des prévisions météorologiques.
Le rythme de la récolte fera également l’objet d’une attention particulière, l’objectif étant de permettre l’achèvement de la coupe vers la mi-décembre.
Présidé par la Chambre d’Agriculture, le Crop Estimates Coordinating Committee regroupe des représentants de la Mauritius Cane Industry Authority, du Mauritius Sugarcane Industry Research Institute, des établissements sucriers, du Sugar Insurance Fund Board, du Mauritius Sugar Syndicate, de Statistics Mauritius ainsi que du ministère de l’Agro-industrie, de la Sécurité alimentaire, de la Pêche et de l’Économie bleue.

