ÉCONOMIE BLEUE : Rodrigues au cœur d’un important rendez-vous stratégique

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FAO, BAD : les grands partenaires au développement autour de la table les 19 et 20 octobre

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Rodrigues s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa réflexion sur son développement économique avec la tenue, les 19 et 20 octobre 2026, d’un atelier stratégique consacré à l’économie bleue. Cette rencontre pourrait constituer une étape importante pour définir de nouvelles orientations et identifier des mécanismes de financement pour des projets structurants en faveur de l’île.
Dans le cadre de sa mission à Maurice, le commissaire Perrine a tenu mardi matin, à Port-Louis, une rencontre avec Aloys Nizigiyimana, PhD, représentant de la FAO pour Madagascar, les Comores, Maurice et les Seychelles. Selon les informations disponibles auprès des Nations unies à Maurice, M. Nizigiyimana exerce actuellement la fonction de représentant par intérim de la FAO pour ces quatre pays.
Les échanges ont notamment porté sur le financement de l’atelier sur l’économie bleue prévu à Rodrigues, ainsi que sur plusieurs projets de développement susceptibles d’être accompagnés dans le cadre du Technical Cooperation Programme (TCP) 2026-2027 de la FAO.
L’enjeu dépasse donc le simple cadre d’un atelier. Il s’agit de réfléchir à la manière dont les ressources marines et côtières de Rodrigues peuvent davantage contribuer au développement économique, à la sécurité alimentaire, à la création d’emplois et à la résilience de l’île.
Pêche et aquaculture, transformation des produits de la mer, tourisme côtier durable, protection des écosystèmes marins, énergies renouvelables liées à l’océan, recherche scientifique, formation et développement de nouvelles chaînes de valeur pourraient ainsi faire partie des domaines à explorer.

Le commissaire Perrine a également participé à une importante séance de travail avec une délégation de la Banque africaine de développement (BAD). Parmi les personnalités présentes figuraient le Dr Kennedy K. Mbekeani, directeur général pour l’Afrique australe, ainsi que Mme Moono Mupotola, directrice générale adjointe pour l’Afrique australe, accompagnés d’autres représentants de la banque. La BAD confirme que M. Mbekeani dirige depuis mai 2025 le Bureau régional pour le développement, l’intégration et la prestation de services pour l’Afrique australe, tandis que Mme Mupotola occupe le poste de Directrice générale adjointe pour cette même région.

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La séance était présidée par Gérard Pascal Bussier, Deputy Financial Secretary au ministère des Finances, avec l’économie bleue de Rodrigues au centre des discussions.
La présence autour de la même table de représentants de la FAO et de la BAD donne une dimension particulière à cette démarche. Pour Rodrigues, l’objectif pourrait être de passer d’une vision fragmentée des ressources marines à une véritable stratégie intégrée de l’économie bleue, capable d’attirer des investissements, de mobiliser des financements internationaux et de créer de nouvelles activités économiques.

L’enjeu sera également de transformer les idées en projets bancables, avec des études de faisabilité, des modèles économiques réalistes, des mécanismes de financement et des indicateurs permettant de mesurer leurs retombées pour la population.

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La BAD dispose justement d’une expérience importante dans le financement des infrastructures, de l’intégration régionale, du secteur privé et des projets de développement en Afrique australe. M. Mbekeani avait notamment supervisé auparavant les opérations de la banque dans plusieurs pays de la région, dont Maurice.

Transformer les ambitions

L’atelier de Rodrigues devra donc permettre de répondre à une question essentielle : comment transformer l’immense potentiel maritime de l’île en richesse durable pour sa population ?
L’économie bleue ne doit pas être limitée à la pêche. Elle peut englober l’aquaculture, le tourisme maritime durable, les biotechnologies marines, la transformation des produits de la mer, les services portuaires et logistiques, la recherche océanographique, les énergies marines et renouvelables, ainsi que la protection et la valorisation des écosystèmes.
Le défi sera de parvenir à établir une feuille de route claire, avec des projets prioritaires, des partenaires identifiés et surtout des sources de financement. Les 19 et 20 octobre pourraient ainsi marquer le début d’une nouvelle réflexion pour Rodrigues : faire de l’océan non seulement une richesse naturelle à protéger, mais aussi un moteur de développement économique durable, d’innovation et d’emploi pour les générations futures.

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