Le pays explore de nouvelles pistes pour affûter sa capacité de production électrique. Deux propositions distinctes, portant respectivement sur des projets pouvant atteindre 500 MW et 250 MW, ont été soumises aux autorités dans le cadre du développement de centrales fonctionnant au gaz naturel liquéfié (GNL).
Le ministre de l’Énergie et des Services publics, Patrick Assirvaden, a apporté des précisions sur ces projets lors d’une réponse parlementaire à une question de la députée de l’opposition, Joanna Berenger. Selon lui, les propositions évoquées visent à accroître les capacités de production énergétique du pays.
Le premier projet, d’une capacité indicative de 500 MW, a été porté à l’attention du ministère le 29 janvier dernier par le Prime Minister’s Office. Il s’agit d’une lettre datée du 21 janvier 2026 et adressée au Premier ministre par Omnicane Limited et le groupe Jean Boulle. Dans ce document, les deux partenaires font part de leur intérêt « à étudier conjointement la faisabilité d’un projet de centrale électrique au GNL de grande envergure à Maurice, d’une capacité indicative de 500 MW ».
Selon Patrick Assirvaden, cette correspondance a également été transmise à plusieurs personnalités du pays ainsi qu’à l’ambassade des États-Unis. Les promoteurs du projet auraient déjà engagé des discussions préliminaires afin d’évaluer les aspects techniques, commerciaux, environnementaux et réglementaires de l’initiative. Le ministre a toutefois insisté sur le caractère informel de cette démarche. « La proposition a été spontanée, Unsolicited, et de ce fait, il n’y a eu ni engagement formel ni discussion avec les entités concernées », a-t-il déclaré.
Une seconde proposition, cette fois d’origine japonaise, a été soumise le 3 juin dernier au ministère des Affaires étrangères. Émanant de la société Karmol, elle concerne le développement d’un projet de production d’électricité à partir du GNL d’une capacité comprise entre 125 MW et 250 MW, associée à une unité flottante de stockage et de regazéification.
D’après le ministre, cette initiative s’inscrit dans le prolongement des discussions menées entre les gouvernements mauricien et japonais autour du soutien public et privé à l’introduction du gaz naturel liquéfié pour la production d’électricité et les activités de soutage maritime. « La proposition japonaise est en cours d’examen », a indiqué Patrick Assirvaden, sans fournir davantage de détails. Interrogé par Joanna Bérenger sur l’existence éventuelle d’une proposition similaire provenant d’un pays d’Afrique du Nord pour une centrale à gaz de 500 MW, le ministre a répondu par la négative.

