Lors de la réunion du bureau politique et du comité central du MSM, le Premier ministre et leader du parti, Pravind Jugnauth, a maintenu ses critiques vis-à-vis du jugement de la magistrate Jade Ngan Chai King, qui a le 27 février dernier accordé la liberté conditionnelle à l’activiste politique Bruneau Laurette.
Avec la controverse suscitée par la teneur de ses propos à l’encontre de la magistrate et du Directeur des Poursuites Publiques, Me Rashid Ahmine, lors d’une réunion politique avec des religieux à Surinam, le leader orange a fait prévaloir son droit de pouvoir s’exprimer sur ce jugement. « Eski mo nepli kapav eksprim mwa ek donn mo lopinion ? » s’est-il demandé.
Pravind Jugnauth a aussi exprimé ses réserves quant à la posture de la Mauritius Bar Association, qui a condamné les attaques contre la magistrate, le DPP et des membres de la profession. « Bar Council pa trouv narien pou dir lor Ramgoolam ? » dit-il, faisant référence à un récent entretien radiophonique de l’ancien Premier ministre et leader du Parti travailliste, et dans lequel celui-ci aurait émis des commentaires sur un juge de la Cour suprême.
À l’issue du bureau politique et du comité central orange, Pravind Jugnauth a participé aux activités d’une association socioculturelle à Belle-Vue Maurel. Lors de cette sortie, il a été très critique contre les conclusions du rapport de l’institut V-Dem sur la démocratie à Maurice.
« Le pays n’est pas à un fi l de la dictature », a-t-il fait comprendre. « Il y a des gens qui disent que nous vivons dans une dictature. Je ne sais pas où ces gens vivent et s’ils écoutent la radio tous les jours ou s’ils lisent le journal. La police autorise les manifestations, mais dans l’ordre et la discipline. Je les comprends, parce que ces gens sont frustrés et insatisfaits », aurait laissé entendre Pravind Jugnauth.

