PETIT-RAFFRAY | Meurtre de Soobhowtee Jugessur : La police sur la piste d’un individu  au domicile de la victime avant les faits

La découverte du corps de Soobhowtee Jugessur (63 ans), une habitante de Petit-Raffray, a déclenché une enquête de la Criminal Investigation Division (CID) de Goodlands. La sexagénaire a été retrouvée sans vie dans sa chambre, dans des circonstances ayant rapidement orienté les soupçons vers un acte criminel. L’autopsie a confirmé que la victime est décédée par asphyxie à la suite d’un étouffement.

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Les enquêteurs tentent d’identifier l’homme, qui était avec elle dans sa maison avant sa mort. Ce suspect couvrait une partie du visage avec un masque médical. La victime semblait le connaître car ils conversaient dans la cour. C’est que révèlent les images des caméras de surveillance chez la sexagénaire.

L’affaire a éclaté dans la soirée du vendredi 19 lorsque la police de Goodlands a été sollicitée par la nièce de la victime. Les policiers se sont rendus au domicile familial, Mahatma-Gandhi Road, Petit-Raffray.

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À leur arrivée, ils ont découvert une scène qui a immédiatement suscité leur attention. Soobhowtee Jugessur gisait au sol dans sa chambre en position ventrale, la tête sur un oreiller. Une serviette jaune se trouvait à côté d’elle. La victime portait son sari violet. Celui-ci présentait un détail troublant : une extrémité du vêtement était enroulée autour de son cou tandis qu’une partie du sari avait été remontée jusqu’aux genoux.

Aucun signe de blessure ni trace de sang n’a été relevé sur place. Toutefois, les policiers ont constaté que la chambre était sens dessus dessous, laissant planer la possibilité qu’une confrontation avait eu lieu avant le décès, voire une possible fouille par le présumé meurtrier pour vol.

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Le personnel du SAMU n’a pu que constater le décès de la victime. Le corps a ensuite été transporté à la morgue de l’hôpital SSRN sur les instructions du Principal Police Medical Officer, le Dr Maxwell Monvoisin. L’autopsie pratiquée, samedi, à la morgue de l’hôpital Jeetoo, a apporté un premier éclairage sur les circonstances du décès. Le médecin légiste a conclu à une asphyxie par étouffement, confirmant la thèse d’une mort violente.

Les enquêteurs tentent désormais de reconstituer les dernières heures de Soobhowtee Jugessur. D’après la déclaration de sa nièce, la victime avait été vue vivante vers 6h30 vendredi matin alors qu’elle se préparait à se rendre sur son lieu de travail, à l’usine Denim de L’Ile. Elle portait alors son sari violet.

Dans la soirée, vers 20 h 30, le témoin est rentré après un dîner chez sa mère. En arrivant, la nièce a cherché sa tante, mais celle-ci ne répondait pas. Utilisant une clé de secours, elle a pénétré dans la chambre et a découvert la scène tragique avant d’alerter immédiatement ses proches et la police.

Un élément pourrait se révéler capital dans cette enquête : les images du système de vidéosurveillance installé au domicile. En visionnant les enregistrements, la nièce affirme avoir aperçu un homme en compagnie de Soobhowtee Jugessur, avec qui cette dernière semblait discuter. Elle a cependant déclaré ne pas reconnaître cet individu.

La police cherche désormais à identifier cet homme et à déterminer s’il a un lien avec le décès de la sexagénaire. Les enquêteurs devront également établir si la victime connaissait son visiteur et dans quelles circonstances cette rencontre a eu lieu.

Le profil de la victime est également examiné par la CID de Goodlands. Soobhowtee Jugessur vivait seule au rez-de-chaussée de cette maison, tandis que sa nièce occupait le premier étage. La victime a une fille et un fils.

Les enquêteurs devront composer avec plusieurs éléments, comme l’absence de clôture autour de la propriété, l’accessibilité relativement facile au lieu et le fait que le secteur n’est pas couvert par les caméras du Safe City Network. La vidéosurveillance privée du domicile pourrait donc devenir une pièce maîtresse pour que l’enquête avance.

Les enquêteurs vont aussi entendre les collègues de la sexagénaire pour établir si elle est repartie avec quelqu’un après son travail ou si la veuve a été aperçue avec un visiteur ces derniers temps.

À ce stade, la police tente de comprendre ce qui a conduit à la mort de Soobhowtee Jugessur, retrouvée sans vie dans l’intimité de sa propre maison.

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