Police Amendment Bill- Shakeel Mohamed, ministre du Logement et des Terres : « La classe politique doit regarder en face la réalité des discriminations dans le pays » 

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Le ministre Shakeel Mohamed a abordé les frustrations accumulées par les citoyens sous le précédent régime, évoquant notamment la gestion de l’échouement du Wakashio.

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Il a tenu à établir une distinction entre l’attitude de l’opposition d’alors et celle de l’opposition actuelle. « Nous étions une opposition responsable. À aucun moment, nous n’avons appelé au renversement du gouvernement. Nous avons toujours respecté la loi et les institutions », a-t-il déclaré. Il a également déploré le fait que les membres de l’opposition du MSM n’aient réclamé le calme qu’après avoir été interpellés par la presse sur leur position face aux récents incidents.
Le ministre a, par ailleurs, contesté les explications avancées par certains responsables politiques, notamment le manque d’eau et la question des pensions, pour expliquer les tensions survenues dans plusieurs régions du pays.

Il a particulièrement critiqué l’ex-leader de l’opposition pour avoir établi un lien entre ces problématiques et les récents troubles. « Lorsqu’il établit un tel rapprochement, je parle de malhonnêteté politique. Il cherche à en tirer un avantage politique », dénonce-t-il ajoutant que « ces mêmes membres étaient aux abonnés absents pendant la tempête et, aujourd’hui, ils viennent prétendre savoir mieux que nous. »
Abordant l’amendement de l’article 13(c) de la Police Act, Shakeel Mohamed a expliqué que la législation permettait déjà au commissaire de police d’imposer un couvre-feu à l’échelle nationale.

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Selon lui, « le commissaire pouvait désigner l’ensemble des districts ainsi que les différentes localités concernées en mentionnant chaque endroit. »
Le ministre a précisé que, selon l’interprétation de l’esprit de la loi, cette disposition ne permettait pas de couvrir explicitement l’ensemble du territoire de la manière souhaitée. L’amendement vise ainsi à faciliter la procédure en précisant qu’un couvre-feu peut être imposé à Maurice ou dans une partie du territoire. Il a profité de l’occasion pour aborder la question des squatters et les solutions envisagées par le gouvernement dans plusieurs régions, notamment à Coteau-Raffin, à Singananie et à Cité-La-Cure.
Sur ce dossier, Shakeel Mohamed a appelé la classe politique « à regarder en face la réalité des discriminations qui persistent dans le pays. » Il estime nécessaire de mettre en place des mécanismes permettant de mesurer concrètement ces inégalités, plutôt que de se contenter de déclarations de principe dans la Constitution. « On doit mettre en place des outils pour mesurer la discrimination et ne pas se contenter d’avoir une jolie phrase dans la Constitution », s’insurge-t-il.

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