10E JIOI — NOUVEAU CEO DU COJI MAURICE : Jean-Pierre Sauzier, l'homme providentiel pour sauver la situation ?

« Je n'ai pas encore pris la pleine mesure de la tâche qui m'attend », soutient le nouveau CEO du COJI-Maurice à Week-End

Depuis le vendredi 23 juin, le Comité d'Organisation des Jeux des Îles (COJI) Maurice 2019 dispose d'un nouveau Chief Executive Officer (CEO). Il s'agit de Jean-Pierre Sauzier, 54 ans et directeur de compagnie, qui a accepté de prendre le relais de Georges Chung, qui avait, lui, décidé de prendre la poudre d'escampette tout juste après la nomination de Stephan Toussaint comme ministre de la Jeunesse et des Sports.
Plus de quatre mois après, le COJI-Maurice pourra recommencer à fonctionner. Le temps ne joue nullement en faveur de Jean-Pierre Sauzier. Sera-t-il l'homme providentiel pour sauver l'organisation de ces 3e jeux à Maurice ? Eu égard son profil, il semble complètement différent de son prédécesseur, et davantage dans la lignée de celui qui fut CEO du COJI-Maurice en 2003, nommément Michael Glover.
D'entrée de jeu, Jean Pierre Sauzier, avec qui Week-End s'est entretenu hier matin au téléphone, précise que s'il a accepté d'occuper de poste, c'est avant tout pour faire quelque chose pour son pays. « Je voudrais avant toute chose dire que je ne fais pas de politique et je ne suis pas l'homme de quiconque. Si j'ai accepté de prendre la responsabilité de l'organisation de ces 10e Jeux des îles, c'est d'abord et avant tout mon sens patriotique qui m'a poussé dans cette direction. Je suis un homme de gestion qui a toujours travaillé dans le privé et, avant d'accepter cette proposition qui m'a été faite, j'ai beaucoup réfléchi, consulté autour de moi et me suis assuré que je pourrais travailler selon ma méthode », a indiqué notre interlocuteur.

Champion
du 110m haies

Jean-Pierre Sauzier a connu une riche carrière, surtout sur le plan national en athlétisme, alors qu'il fréquentait le Collège du St Esprit. Sa formation, il l'a faite sous la houlette du maestro Paul Randabel. En 1983, il fut champion de Maurice du 110m haies, et ce devant un certain Judex Lefou, et également champion du 400m haies.
Ces deux titres restent les deux seuls hauts faits de sa carrière de sportif, qui a été écourtée en raison de ses études en Sales and Marketing, entreprises en Afrique du Sud. Du reste, Jean-Pierre Sauzier s'en veut encore de n'avoir pu représenter Maurice au sein de la sélection d'athlétisme lors des JIOI de 1985. « Cela reste un maillon marquant dans ma carrière, mais heureusement d'autres événements sont venus combler ce vide », évoque-t-il.
Après un passage assez long dans le domaine du textile, le nouveau CEO du COJI-Maurice, devient responsable de la compagnie IPBD, engagée dans la distribution de journaux et de magazines étrangers à Mauricen. Puis, il rejoint la compagnie Phoenix Beveragers comme directeur des ventes, avant de rallier l'équipe de Vincent Rogers au sein du Gaz carbonique, pour ensuite décider de monter sa propre entreprise. Jean-Pierre Sauzier est, en effet, le directeur de Super Screens, une entreprise qui évolue dans les nouvelles technologies de communication sur écrans. Notamment à l'intérieur des entreprises, des hôtels ou dans des cliniques.
Durant la semaine écoulée, le nouveau CEO a eu une première réunion de discussion avec le ministre Toussaint et les membres du COJI. Un exercice qui lui a permis de mieux connaître ses interlocuteurs, de même que les dossiers qui sont en suspens. « Dans les jours qui viennent, je compte organiser une réunion de haut niveau avec les responsables des 12 commissions pour faire une évaluation du travail qui a été fait et pour établir les priorités, et ensuite mettre en place un plan d'action pour que les choses avancent dans la bonne direction. Pour être honnête avec vous, je n'ai pas encore pris la pleine mesure de la tâche qui m'attend, mais j'espère qu'avec le soutien de tout le monde j'y parviendrai », a déclaré Jea-Pierre Sauzier.
Ce dernier souligne aussi qu'il est « tout à fait conscient » que le temps joue contre lui. Mais, dit-il, « deux ans, c'est aussi beaucoup de temps ». Pour lui : « Il s'agit maintenant d'agir vite et efficacement ».