Le procès en réclamation intenté par Pravind Jugnauth à l’État et à l’assistant commissaire de police, Pregassen Vuddamalay, pour son arrestation le 26 décembre 2012, par rapport à l’affaire de pédophilie alléguée au MITD, a été appelé hier devant la Masters Court. L’État est toujours en train de préparer sa défense contre le Premier ministre et a demandé un renvoi pour soumettre son “plea”.

L’affaire sera de nouveau appelée le 11 septembre. Par ailleurs, Me Yatin Varma, ex-Attorney General et Sheila Bapoo, ex-ministre de la Sécurité sociale demandent à être mis hors de cause alors qu’ils sont cités comme codéfendeurs. Pravind Jugnauth réclame Rs 100 M de dommages à l’État dans cette plainte. Une plainte, rédigée par l’avoué Saya Ragavoodoo, avait été logée en Cour suprême à cet effet. Pravind Jugnauth y fait état de la plainte déposée par Yatin Varma, alors Attorney General, et Sheila Bappoo, le 26 décembre 2012, pour sédition alléguée.

Cette plainte avait fait suite à une conférence de presse du leader du MSM au Sun Trust building lors de laquelle il avait commenté une allégation de pédophilie contre un enseignant du Mauritius Institute of Training and Development (MITD). Après son arrestation, Pravind Jugnauth avait été conduit devant l’assistant commissaire de police Pregassen Vuddamalay, qui l’a interrogé sur ses propos tenus lors de la conférence de presse du MSM. Le leader du MSM dit avoir protesté contre la manière dont l’enquête s’est déroulée, et a évoqué un traitement discriminatoire, ajoutant que le leader du MMM, Paul Bérenger, avait tenu des propos similaires devant les Casernes centrales mais qu’il n’avait pas été inquiété par la police.

Il dit que son droit constitutionnel à la liberté a été bafoué et que son arrestation a été calculée de sorte à mettre un terme à sa carrière politique. Pravind Jugnauth évoque aussi la « manière inhumaine » dont il a été arrêté et dit que sa femme et ses filles ont assisté à la scène.