AIR MAURITIUS MAIDEN CUP 2017 (J-2): La mise en place finale à Bagatelle hier soir

C’est au Restaurant Eighty Eight à Bagatelle que s’est effectuée hier soir la mise en place finale de l’Air Mauritius Maiden Cup 2017. Une édition qui verra les stalles afficher complet avec onze partants, le temps d’un rarissime meeting dominical à neuf courses, et où, sur le papier, la succession de Parachute Man reste ouverte dans une épreuve classique reine de la saison très indécise.
Le tirage au sort des lignes s’est déroulé devant un parterre d’entraîneurs, de jockeys, propriétaires de chevaux, officiels du Mauritius Turf Club et de la Gambling Regulatory Authority et du sponsor du jour, Air Mauritius, entre autres. Si les principales conversations de la soirée tournaient autour du fitness et du visage que présentera Parachute Man, Cheval de l’Année 2016 et porte-drapeau de Ricky Maingard, et de ceux d’Enaad, Champion Stayer 2016 en Afrique du Sud, n°1 de Gujadhur et favori désigné chez les bookies dimanche, d’autres téméraires évoquaient la glorieuse incertitude du turf et les nombreuses surprises qui ont marqué le Ruban Bleu au Champ de Mars durant ces dernières décennies.
Tout compte fait, à l’heure du passage des choses sérieuses avec l’exercice pour l’attribution des places dans les boîtes au départ, c’est Dreamforest qui a été le mieux servi en héritant du couloir 1. Ce qui a fait sourire Preetam Daby, qui vivra sa toute première expérience de Maiden en tant qu’entraîneur. « L’as a toujours constitué le meilleur tirage possible. Je dirai même que dans notre cas, on a fait environ 50% du boulot, car on n’aura pas à se batailler pour trouver une bonne place sur les barres. Sinon, je trouve que mon coursier s’est bien amélioré. On garde un silent hope », rappelle l’ancien jockey qui, à hier soir, n’était pas encore fixé sur le nom du jockey qui pilotera Dreamforest dimanche.
Couloir 2 pour Parachute Man
Ricky Maingard était lui très sollicité par la presse hier soir. Et pour cause. « Parachute Man a hérité de la deuxième ligne, que je trouve un excellent couloir pour son placement de début de parcours. Qui des autres auront intérêt à aller vite ? » nous a déclaré l’entraîneur. « J’espère qu’on vivra une true run race. Les trois fois où Parachute Man était médiocre, c’était simplement parce qu’on ne lui avait pas laissé s’exprimer. À poids d’âge dimanche, tout est possible. Parachute Man fera définitivement sentir sa présence », rappelle encore Ricky Maingard, qui est allé chercher Rye Joorawon, « un jockey qui connaît mieux le cheval », pour reformer le duo vainqueur du Maiden, le temps d’une édition 2017 qui promet.
La casaque bleu électrique, qui s’est très souvent illustrée dans le Maiden — triplé durant ces huit dernières années, avec Solar Symbol (2009), Senor Versace (2011) et Vettel (2015) —, sera à nouveau bien représentée dans cette présente édition. Ramapatee Gujadhur y croit fort, même s’il estime « qu’à mon humble avis, au moins huit chevaux peuvent triompher dans ce Maiden 2017. Tous, à commencer par Parachute Man, doivent être respectés. Mes deux chevaux vont courir crânement leur chance. »
L’entraîneur Gilbert Rousset, qui lorgne son 800e gagnant dans ce Maiden Day, présente le duo Tabreek-Scotsnog. Avec le jockey titulaire Donovan Dillon, très confiant, à la découverte des sensations du Ruban Bleu sur Tabreek. « Draw 6 is not a problem for Tabreek. The horse has further improved and i’m dead sure it will be there to fight for victory », prévient la cravache sud-africaine.
L’entraînement Rameshwar Gujadhur, qui a priori veut placer la barre haut en faisant appel à Nooresh Juglall (un des talents mauriciens confirmés qui exercent à l’étranger), semblait sur le coup un peu déçu du tirage de son porte-drapeau, Solar Star. « On n’a pas été gâtés avec la pire place à l’extérieur (ndlr : couloir 13 initial, converti en 11 à l’heure du départ). Mais il faudra faire avec. Sur 2400m, la ligne peut ne pas être déterminante. Quoi qu’il en soit, nous avons notre chance avec le tandem Solar Star-Nooresh Juglall », insiste l’assistant-entraîneur Subiraj Gujadhur, qui a confié la monte de son n°2, M L Jet, à un autre Mauricien, Yashin Emamdee.
Le tandem Jean-Michel Henry-Cédric Ségeon présente Qatar Springs, qui partira du couloir 4 dans ce Maiden dimanche. « Je m’attends que Qatar Springs fasse une course honorable, soit finir dans les quatre premiers. On sera alors satisfaits. Toutefois, si la chance se présente de l’emporter, ce sera le bonus », avance le fils de feu Serge Henry jr.
Yannick Perdrau, qui supplée son père Alain (en convalescence) depuis quelque temps, trouve le couloir 11 (initial) de Trackmaster comme n’étant pas « idéal. » « Tout dépendra du rythme imposé dans la course », souligne-t-il. Alors que Kevin Boodhoo, qui faisait le porte-parole de Shirish Narang, souffrant, dit être « satisfait du n°5 hérité par Mountain Master. »
Dans la partie protocolaire de la soirée, Mukesh Balgobin, le président du Mauritius Turf Club, a signalé, entre autres, « l’installation d’un deuxième écran géant pour dimanche, alors qu’un montage des enquêtes des Racing Stewards sera proposé aux turfistes dans un premier temps, en attendant qu’ils puissent suivre l’enquête en direct sur le petit écran. »
Prem Sewpaul, d’Air Mauritius, se réjouit de la démarche de la compagnie nationale d’aviation, qui « sponsorise dimanche l’intégralité de la journée au lieu d’une ou deux courses comme c’était le cas autrefois. Une façon de dire Nou Maiden nou fierté fierté, clamant que les courses font partie de notre patrimoine… »