« On regrette que ce soit l’ICAC qui a pris la responsabilité de toute l’affaire Sobrinho. Le gouvernement est silencieux sur le “terms of reference” de cette commission d’enquête. » Propos du leader du Mouvement patriotique, Alan Ganoo, lors d’un point de presse tenu dans son quartier général, à Quatre-Bornes, samedi.

Le leader du MP a aussi commenté d’autres sujets ayant dominé l’actualité, notamment la Freedom of information Act. Alan Ganoo est d’avis que le gouvernement se sert de toute sorte de prétexte pour ne pas présenter cette loi. « Administrasyon legal, finans, institisyons, tou kalite pretext zot pe tire. Li domaz paski sa lwa-la ti pu fer Moris vinn enn vre democrasi », a souligné Alan Ganoo. Le leader du MP maintient que la population veut savoir « toute la vérité » sur l’affaire Sobrinho. « Il est dommage qu’un mois après, on n’entende rien de la commission d’enquête alors que c’est l’ICAC qui a pris la responsabilité d’enquêter. L’ICAC doit tirer au clair toute cette affaire », a-t-il déclaré.

Selon Alan Ganoo, l’ICAC doit enquêter sur toutes les personnes dont les noms ont été révélés par Ken Poonoosamy. « ICAC bizin met o kler tu sa. Bizin kone si li vre ki enn manb influan guvernman implike ladan. Li grav seki prezidan BoI pe dir », a-t-il souligné. Pour ce qui est de la Freedom of Information Act, Alan Ganoo a dit regretter que le gouvernement « se serve de toutes sortes de prétextes pour ne pas aller de l’avant » avec cette loi. « Administrasyon legal, finans, institisyons, tu kalite pretext zot pe tire. Li domaz paski sa lwa-la ti pu fer Moris vinn enn vre democrasi », a souligné Alan Ganoo.

Également présente à la conférence de presse, Tania Diolle a abordé l’aspect de salaire minimum, indiquant qu’il fallait un réajustement salarial dans tous les secteurs afin de régler le problème. « Ena deza bann lalwa ki existe. Minister travay bizin get pli devan », a-t-elle fait ressortir. Et de souligner : « L’Equal Opportunity Act préconise déjà un salaire égal pour un homme et une femme qui fait le même travail. Le ministère devrait se servir de ces mêmes recommandations. »

Tania Diolle a aussi commenté le problème de la drogue synthétique à Maurice et a salué le travail des autorités pour les saisies. Elle a enfin parlé des femmes victimes de harcèlement dans la force policière. « Le commissaire de police doit traiter ces cas avec beaucoup de sérieux », a-elle ajouté.