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  • Jean Claude Bastos de Morais initie une action légale pour contester les démarches de la FIU ainsi que celles de la FSC

Quantum Global passe en mode Challenge au sujet des sanctions entérinées à son encontre depuis le week-end. En effet, selon les recoupements d’informations effectués par Le Mauricien ce matin de sources concordantes, la société de Jean-Claude Bastos de Morais, fondateur et Chief Executive Officer de Quantum Global, peaufinerait sa stratégie légale en vue de contester les Freezing Orders obtenus par la Financial Intelligence Unit (FIU) pour le gel des comptes bancaires d’un montant de Rs 7,8 milliards ainsi que la décision de la Financial Services Commission (FSC) de suspendre ses sept Global Licences. Le principal argument est axé sur le fait que l’Etat mauricien ne devrait pas s’ingérer « in an Angolan problem ».

A ce matin, Jean Claude Bastos de Morais aurait déjà donné des instructions formelles à ses représentants locaux pour entamer les procédures légales visant à contester les décisions prises par les régulateurs des services financiers mauriciens, principalement la FIU et la FSC. Le camp Bastos déplore ainsi que ces sanctions ont été prises de manière unilatérale par les autorités mauriciennes contre lui en ce qui concerne les comptes en banque de Quantum Global et les permis obtenus auprès de la FSC.

Au niveau de Quantum Global, l’on dresse un parallèle entre ce cas et celui qui est intervenu entre le gouvernement mauricien et la compagnie Betamax. L’on soutient que les autorités n’auraient pas dû s’ingérer dans un « Angolan problem ». Selon les versions dans le camp Bastos, l’on indique qu’au temps du règne de l’ancien président angolais, Jose Eduardo Dos Santos, Quantum Global aurait eu l’option politique de gérer le fonds souverain d’Angola. Mais que depuis le changement de chef d’état, intervenu en septembre 2017, le successeur de Dos Santos, Joao Lourenco, Jean Claude Bastos ne serait plus dans les bons carnets des dirigeants angolais. Ainsi, du côté de Quantum Global, l’on s’aventure à dire que les lobbies politiques angolais se sont servis des régulateurs financiers mauriciens pour l’atteindre. Mais ces sources indiquent qu’il s’agit d’un Contractual Agreement en béton que les autorités angolaises peinent à rompre. Quantum Global soutient également que le fonds souverain d’Angola n’est pas constitué de « proceeds of crime » et ne comprend pas le rationale utilisé par les autorités locales pour obtenir les Freezing Orders et la suspension de ces licences.
Déjà hier après-midi, Quantum Global, par le biais d’un communiqué, a indiqué que « l’absence d’une procédure équitable et la précipitation pour nous sanctionner ont eu un impact négatif important sur les opérations de Quantum Global ». « Cette situation a réellement affecté nos employés, nos clients, nos partenaires et les projets d’investissements importants que nous pilotons en Angola et à travers l’Afrique. Cela n’est pas normal et va à l’encontre des principes de base de la justice. Nous avons d’urgence besoin d’une procédure équitable afin de nous disculper et de continuer à mener nos activités d’investissement, pour le bien de nos clients et le développement positif de l’Afrique » peut-on lire plus loin dans le communiqué.

Commentant le transfert bancaire litigieux de $500 millions, Jean-Claude Bastos ajoute que « je réfute catégoriquement ces allégations et confirme sans équivoque que ni Quantum Global, ni moi n’étions parties prenantes de ces transactions ou n’y avons participé ».