Soomilduth Bholah, le ministre de l’Activité Économique et de l’Entreprise

Un atelier de travail sur la formulation d’une stratégie pour l’industrie du cuir s’est tenu le mercredi 11 avril au Restaurant La Canelle au Domaines les Pailles en présence des consultants de la COMESA et de l’Africa Leather and Leather Products institute.

Soomilduth Bholah, le ministre de l’Activité Économique et de l’Entreprise a dans son discours fait le point sur l’industrie du cuir – un secteur dont la valeur des échanges commerciaux dans le monde s’élève à environ 100 milliards de dollars annuellement, selon l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel.

Le ministre déplore le fait que valeur du jour, Maurice ne possède qu’une seule tannerie. Alors qu’en 2004, Maurice comptait 19 entreprises évoluant dans le secteur du cuir, employant environ 850 personnes, aujourd’hui uniquement 12 opérateurs avec moins de 700 employés, poursuivent leurs activités de production. De ces 12 entreprises, seulement 5 arrivent à exporter leurs produits.

Il estime que si Maurice arrive à exploiter pleinement le potentiel de ce secteur, cela apportera des gains économiques considérables. Et de poursuivre, qu’il faudra que l’industrie du cuir soit bien équipée pour affronter les défis. D’où l’importance de rechercher l’expertise de la COMESA et de l’Africa Leather and Leather Products Institute.

Le Centre du Commerce International estime que c’est un marché qui est en plein expansion, mais que le continent africain ne réagit pas suffisamment. Les exportations de cuir du continent ont chuté de 2%. Le Centre du Commercial International est arrivé à la conclusion que le grand potentiel du secteur du cuir en Afrique demeure sous-exploité et que cette activité n’a pas suivi le rythme de croissance attendu.

De ce fait, Maurice de par son positionnement géographique idéal, son système de gouvernance, sa stabilité et son climat d’affaires favorable, a toutes les raisons de se projeter vers une redynamisation du secteur du cuir selon le ministre Bholah.

 

L’atelier de travail a été la première plateforme de discussions en vue de recueillir les impressions des acteurs de ce secteur. Les experts ont profité de leur passage à Maurice pour recueillir des données sur le terrain.