Le président de l’Association mauricienne d’Athlétisme (AMA), Vivian Gungaram, a été nommé représentant de l’Afrique au sein de l’International Association of Athletics Federation (IAAF) lors de la semaine écoulée. Sa nomination a d’abord été ratifiée par la Confédération africaine d’Athlétisme (CAA) le week-end dernier, à l’issue de son congrès tenu au Maroc. Vivian Gungaram a indiqué que c’était un honneur pour lui de faire partie de l’instance suprême de l’athlétisme mondiale, mais précise que cela n’a jamais été son objectif ou encore son ambition de siéger à IAAF. A noter que jusque là, Vivian Gungaram était consultant en formation des officiels techniques pour l’Afrique et conférencier. Il était aussi responsable de l’organisation des compétitions en Afrique.
Vivian Gungaram sera donc le premier Mauricien à faire partie de l’exécutif de l’IAAF et pour lui, ce sera un gros défi. « Je précise d’abord que cela n’a jamais été un objectif de siéger à l’IAAF et je n’ai jamais voulu y faire partie à n’importe quel prix. Ma mission, la véritable au cours de ces nombreuses années, aura été de développer l’athlétisme. Cette nomination est venue automatiquement à travers le travail que j’ai accompli. Je compte maintenant faire de mon mieux pour être à la hauteur de la confiance qui a été placée en moi », a-t-il déclaré. Vivian Gungaram a ajouté que cette nomination est une très bonne chose pour l’athlétisme africaine et mauricienne.
Le président de l’AMA est aussi d’avis que sa nomination intervient à un moment où l’athlétisme est au coeur de gros changements. « La fédération internationale a entrepris de gros changements et a donné plus d’autonomie à ses différentes confédérations. Désormais, chaque confédération a un directeur de développement, alors que par le passé, il n’y en avait qu’un au sein de l’IAAF en la personne d’Elio Locatelli. Au niveau de la CAA, c’est le Marocain Aziz Dauda qui est responsable du développement. Ensemble, nous sommes entrain de travailler pour un meilleur développement de la discipline sur le continent », a-t-il souligné.
Vivian Gungaram a aussi expliqué les circonstances qui l’ont amené à être représentant de l’Afrique sur le comité exécutif de l’IAAF. Il a précisé, que lors de l’assemblée générale élective de la fédération internationale en 2015, l’actuel président de la CAA et aussi représentant du continent à l’IAAF, nommément Kalkaba Malboum, avait été élu comme vice-président. Pour le remplacer à ce poste et selon la constitution même de la CAA, c’est le premier vice-président qui devait être nommé à la fédération internationale, soit Vivian Gungaram.
Ce dernier n’a toutefois pas accepté cette nomination surtout à un moment où le Kenya avait perdu son siège à l’IAAF lorsqu’Isaac Kiplagat n’avait pas été élu à l’issue des élections de 2015. Cette non-représentation d’une grande nation de l’athlétisme mondiale avait d’ailleurs fait grand bruit. « J’ai volontairement cédé ma place au secrétaire-général de la fédération kenyane, David Okeyo, alors deuxième vice-président de la CAA, pour siéger comme représentant au sein de l’IAAF. Surpris par beaucoup de ma décision, j’étais convaincu qu’il n’y avait rien de comparable entre le Kenya et Maurice. J’ai donc estimé que ce pays méritait ce siège », a-t-il fait remarquer.
Quelques mois plus tard toutefois, éclatait le scandale de dopage et la suspension du Kenya par l’IAAF et de David Okeyo. « C’était en novembre 2015 et depuis, l’Afrique n’était pas représentée au sein de la fédération internationale jusqu’à ma nomination. C’est donc un gros défi qui s’offre à moi et je ferai de mon mieux pour honorer cette responsabilité », a conclu Vivian Gungaram.