Une habitante de Résidence Vallijee, âgée de 32 ans, a été admise à l’unité des soins intensifs de l’hôpital Jeetoo à Port-Louis à la suite d’une violente agression à Baie-du-Tombeau. Elle a été retrouvée dans la rue, inconsciente, avec des multiples blessures il y a trois semaines. Dimanche soir, le sergent Jagdawoo s’est rendu à son chevet pour recueillir sa version des faits, mais elle était sous respiration artificielle.

Elle a repris connaissance lundi, mais son état de santé demeure toujours préoccupant. Le dossier a été remis à la Criminal Investigation Division (CID) de Port-Louis Nord pour enquête. Les hommes du surintendant Shyam Bansoodeb ont interrogé un proche de la famille qui a donné quelques détails sur les circonstances de cette agression. La trentenaire avait rencontré un ami résidant à Vallée- Pitot le mois dernier et ils se sont rendus dans une maison de passe à Baie-du-Tombeau.

Le suspect voulait avoir des rapports sexuels avec la trentenaire qui a refusé. Une dispute a éclaté entre eux et elle a été frappée au visage avec un casque. Malgré cette agression, la trentenaire n’a pas porté plainte à la police et s’est rendue chez elle malgré ses blessures où elle a tout raconté à sa mère. Mais la semaine dernière, son état de santé s’est détérioré et elle a dû être admise d’urgence à l’hôpital.

C’est alors que le personnel soignant a confi rmé qu’elle avait été victime d’une agression et devait informer la police. Comme la jeune femme n’arrivait pas à parler, la police n’a pu enregistrer sa déposition. Ayant eu confi rmation des derniers détails sur ce cas, les enquêteurs se sont rendus dans la maison de passe en question, à Baie-du-Tombeau, lundi, où le gérant a confi rmé la présence de ce couple et qu’une dispute avait éclaté entre eux. Cependant, il a dit qu’il n’y avait eu aucune agression au sein de son établissement et que les faits s’étaient déroulés dans la rue.

Ce témoin a été incapable de fournir à la police l’identité de l’agresseur car ce dernier avait donné un faux nom. Le seul élément dont disposent les enquêteurs est que le suspect réside à Vallée-Pitot. D’ailleurs, la victime ne connaît même pas son nom de famille. La police n’écarte pas la possibilité que la trentenaire a caché quelques informations par rapport à cette agression. Une équipe de Field Intelligence Unit a été appelée à collaborer à cette enquête.