Lors de la PMQT de mardi, le député Reza Uteem a interrogé Pravind Jugnauth sur le nombre de plaintes portées contre les banques commerciales ainsi que les conclusions des enquêtes et les actions prises. Le Premier ministre a répondu que dans la plupart des cas, les plaintes étaient infondées.

De janvier 2015 à mars 2018, 4 590 plaintes du public contre les banques commerciales ont été enregistrées. La majorité concerne des frais et charges de même que le remboursement d’emprunts. La Banque de Maurice a mené des enquêtes dans tous les cas et lorsque c’était nécessaire, des investigations approfondies ont eu lieu auprès des banques concernées. Il s’est ainsi avéré que la plupart des plaintes étaient infondées. Dans certains cas, tout en respectant les paramètres de la loi, la Banque de Maurice a demandé aux banques concernées de répondre à l’insatisfaction des clients. Dans peu de cas, les banques ont également été contraintes de compenser les clients. Dans des cas exceptionnels, les banques ont accepté de donner plus de temps aux clients pour rembourser leurs emprunts.

Par ailleurs, deux fois l’an, la Banque de Maurice organise des réunions du Complaints Handling Committee avec de hauts cadres des banques commerciales. De même, les plaintes sont gérées au niveau des banques lors des rencontres trilatérales avec la Banque de Maurice, des représentants du conseil d’administration, des Chief Executives et des auditeurs externes. De même, le rapport « Banking Your Future » a été relancé et un groupe de travail, comprenant des représentants de la Banque de Maurice, de la Bankers Association et les banques commerciales, a été mis sur pied. Ce comité étudie les recommandations du rapport avec pour objectif d’améliorer les relations avec la clientèle et un secteur bancaire inclusif.

Reza Uteem a alors demandé au Premier ministre pourquoi aucune sanction n’a été prise contre la Mauritius Commercial Bank dans le sillage de l’affaire NPF. Le Premier ministre a répondu qu’il allait s’en occuper. Il a également précisé que le budget 2018-2019 fait provision pour un Ombudsperson for Financial Services Bill, qui est en train d’être finalisé et dont le but est de « mieux protéger les clients ».