Mgr Maurice Piat a procédé à la pose de la première pierre du Sanctuaire de la Miséricorde Divine hier après-midi au pied de la montagne du Corps-de-Garde. La cérémonie a eu lieu hier au cours d’une messe d’action de grâce à l’occasion de la fête de l’Immaculée Conception. Elle coïncide aussi avec le début de l’Année de la Miséricorde par le pape François, qui a ouvert symboliquement la basilique Saint Pierre, à Rome, le plus important bâtiment religieux du catholicisme au monde.
Ce projet de Sanctuaire de la Miséricorde Divine a été lancé depuis l’année dernière par le curé la paroisse, le père Paschal Sundaram, et les paroissiens de la chapelle Sainte Odile de Camp-Levieux, dans le faubourg de Rose-Hill. Une demande a été faite à Medine Property, qui a approuvé et a mis à la disposition de la paroisse un terrain qui se trouve sur la pente de la montagne du Corps-de-Garde.
Mgr Maurice Piat a expliqué dans son homélie que derrière ce projet de mettre sur pied ce sanctuaire, « il existe une volonté de la part de ceux qui l’ont projeté, un grand désir que la Miséricorde de Jésus puisse toucher les coeurs des personnes et les inviter à faire confiance, à imiter et à suivre le Christ ». L’évêque de Port-Louis a souligné que Jésus est venu au monde « comme un serviteur au service de l’humanité ». Aussi, « agir comme lui, c’est se mettre au service des autres ».
Mgr Maurice Piat a cité le contenu du message du pape François à propos des Œuvres de Miséricorde. Le chef de l’église catholique a invité les paroissiens à mettre en pratique ces oeuvres et leur a demandé, au cours de cette Année de Miséricorde, d’accompagner les familles des prisonniers. Il a fait une requête auprès des personnes rendant visite aux détenus, aux religieux et aux laïcs de lui faire parvenir les adresses de ces familles. L’évêque a la ferme intention de dresser une liste et de la communiquer aux différentes paroisses, et inviter par la suite les fidèles à rendre visite à ces familles « qui, bien souvent, vivent dans une extrême pauvreté ». Il souhaite célébrer une messe à leur intention au cours de cette Année de Miséricorde. Mgr Piat a conclu en soulignant qu’il ne faut pas aussi oublier dans les prières les malades « et ceux qui sont dans l’esclavage de la drogue, des jeux, de la prostitution et de la corruption, et dont les familles souffrent terriblement ».
Le père Richard Rosse, un Mauricien, est venu spécialement de Melbourne pour participer à la cérémonie religieuse. Des paroissiens de cette ville australienne ont contribué à l’aboutissement de ce projet.