Les irréductibles contestataires au projet hôtelier du groupe Currimjee Jeewanjee, à La Cambuse, ont organisé hier une journée de cerfs-volants sur la plage publique de l’endroit pour sensibiliser les estivants à leur cause.
« C’était une protestation pacifique citoyenne de la coalition Aret Kokin Nu Laplaz (AKNL) hier à la plage de La Cambuse », a expliqué au Mauricien leur porte-parole, Yan Hookoomsing. Et d’ajouter que son organisation a invité le public à venir fabriquer des cerfs-volants traditionnels sur la plage. « Nous avons saisi cette occasion pour faire de la sensibilisation contre tout l’impact destructeur du projet du Chaland Resort Hotel », a-t-il dit.
Yan Hookoomsing souligne qu’AKNL demande une rencontre urgente avec le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth. « Seul le PM a le pouvoir de faire arrêter ce massacre : faire rouvrir le vieux chemin que le public a toujours utilisé et de fermer la nouvelle route du promoteur qui passe sur la buffer zone du Cimetière des Dodos », explique-t-il encore.
Selon notre interlocuteur, le problème concernant cette nouvelle route est simple : il y a déjà une jolie route scénique bordée d’arbres qu’utilise le public pour se rendre à la plage de La Cambuse.
Rs 70 millions pour une nouvelle route ? Réponse : le promoteur veut bloquer la jolie route vers la plage et la réserver à l’usage exclusif de ses futurs touristes éventuels. Résultat : les Mauriciens roulent sur les squelettes du Dodo. « Ce ne sont pas les quelques lampadaires photovoltaïques et plantes endémiques mises sur le bord de la nouvelle route qui cacheront l’aspect triste et scandaleux », s’indigne-t-il.