Parents et amis étaient venus saluer la prestation des joueuses du QBVC

La satisfaction du devoir accompli. C’est ainsi que pourrait être résumé le périple de l’équipe féminine du Quatre Bornes VBC en terre malgache lors de l’édition 2018 du championnat des clubs de la zone 7. Et ce, en voyant les visages rayonnants et les effusions de joie, mêlées à une certaine émotion hier soir au retour des joueuses à l’aéroport de Plaisance. La maire de la ville des fleurs, Soolekha Raddhoa, quelques conseillers municipaux, parents et amis, étaient venus saluer la prestation d’une équipe qui est demeurée au pouvoir au niveau de la zone 7, avec un deuxième sacre consécutif.

Le QBVC : une vraie famille. Cela s’est confirmé quand Alison Labour, capitaine du groupe, s’est jetée dans les bras de ses coéquipières Felicia Julie et Melody Mootoosamy, qui n’avaient pas effectué le déplacement dans la Grande île. Le temps de reprendre ses esprits, l’aînée des sœurs Labour, désignée Most Valuable Player et meilleure attaquante de la compétition, mettra d’ailleurs l’accent sur cet esprit d’équipe qui a permis de décrocher six succès et ne concéder qu’un set. « C’était encore plus dur de conserver le trophée, mais les joueuses se sont montrées disponibles et soudées. Nous avons cru en nos chances jusqu’au bout et j’estime que le meilleur reste à venir. Aujourd’hui, nous ne pouvons qu’être satisfaites et je dois saluer la prestation des Rodriguaises d’Oranges Club d’Amitié qui a agréablement surpris. »

Désignée Most Valuable Player de la compétition,
Alison Labour donne libre cours à son bonheur à l’éroport de Plaisance, hier soir

Reste que la non-consécration de son équipe lors du dernier Sports Award fait tache. « Cela constitue une déception », lâche Alison Labour. Fair-play, elle salue tout de même la consécration de l’équipe nationale de rugby à 7 et celle de son ancien entraîneur, Prisca Seerungen. La révélation de cette compétition dans le camp quatre-bornais demeure sans conteste Rachel Étiennette. Désignée meilleure contreuse, elle ne cache pas son bonheur. « Cette fois, j’ai pu trouver ma place dans le six initial et je suis heureuse que les résultats ont suivi pour le groupe. » Désormais encore plus motivée, elle s’attend à des lendemains meilleurs. « Je dois faire montre de régularité et me battre afin de décrocher ma sélection pour les Jeux des îles. »

Maturité

Autre joueuse à s’être distinguée au niveau individuel, Vanessa Chellumben, désignée meilleure passeuse trois ans après. Selon elle, les embûches dans le cadre de la préparation n’ont en aucune façon démotivé le groupe. « Nous n’avons jamais baissé les bras. Le travail acharné et les sacrifices encourus ont porté leurs fruits », soutientelle. « Nous nous sommes entraînées le 31 décembre », ajoute Valentine Paul, désignée de son côté meilleure serveuse. Et d’ajouter : « La pression était réelle, mais la volonté de gagner était présente. Nous sommes fières d’avoir retenu notre titre, après tant de sacrifices. » Toujours est-il qu’Eric Louise et Crystelle Parsooramen ont su les mener à bon port, malgré l’absence d’un entraîneur. « L’esprit d’équipe a prévalu. Chacun a su jouer son rôle et les instructions ont été suivies à la lettre. C’est sûr, les joueuses ont gagné en maturité », confirme cette dernière. Et ce, tout en ayant une pensée spéciale pour les commanditaires que sont Phœnix Bev, Dragon Electronics, Ariston, Coco des îles, DHL et Air Mauritius.

Afin de mettre tous les atouts de son côté, le QBVC avait fait appel à deux guestplayers, à savoir Lucy Latour et Heidy Durhône, qui se sont bien intégrées au groupe. Comme le confirme cette dernière. « C’était aisé, car j’ai déjà côtoyé ces joueuses en sélection. La confiance régnait au sein de l’équipe et j’estime que nous avons mérité cette consécration, après avoir tant bossé à l’entraînement. » Heidy Durhône demeure toutefois indécise quant à la suite de sa carrière. « Je reprends le beach-volley, même si le volley en salle demeure tentant. »

Fort de ce deuxième titre, le Quatre Bornes VBC tentera de ne pas faire mentir l’adage “jamais deux sans trois”. D’autant que la prochaine édition se déroulera devant son public en novembre. Mais voilà, les adversaires ne viendront pas avec la fleur au fusil, si on en croit les propos de Julien Onézime, entraîneur de l’équipe seychelloise d’Anse Royale, venue sur le même vol, de même que l’équipe masculine du QBVC et le Club Sportfi de Pamplemousses. « Nous avons obtenu la médaille de bronze, même avec une équipe diminuée. Deux de nos meilleures joueuses étant suspendues. » Aux tenantes du titre d’être sur leurs gardes.