Le leader du PMSD, Xavier-Luc Duval, qui était en campagne à Cité Père Laval en vue de l’élection partielle dans la circonscription N° 18, a justifié ses dénonciations contre Showkutally Soodhun qui a été forcé à la démission du gouvernement. « Ti bizin demaske li », a-t-il lancé. Et d’estimer qu’il n’avait d’autre choix que de remettre l’enregistrement qui était à sa disposition à des journalistes car « je n’ai pas confiance ni en les institutions ni en le Premier ministre ».
« Avek lapolis, ou rant inosan ou sorti koupab… », a-affirmé Xavier-Luc Duval en citant le cas de deux personnes qui ont voulu faire une déposition à la police contre les affiches de nature communale mais qui sont sorties du poste “under warning”. De son côté, a-t-il poursuivi, le Premier ministre a choisi de se boucher les oreilles et le nez afin de ne rien entendre et sentir dans son gouvernement. « Narien li pa kone », a-t-il estimé. « Il ne s’est jamais posé la question pourquoi un de ses ministres a regagné le pays en jet privé. Ce qui normalement coûte quelque 90 000 dollars, soit Rs 3,6 millions. Ki sanla inn donn li sa ek kifer ? », s’est-il demandé. Il a ensuite repris mardi des éléments de sa PNQ au sujet desquels le Premier ministre a répondu qu’il « n’était pas au courant ». Il s’est également élevé contre l’octroi de quelque 45 arpents de terre, dont 15 à Pomponette, à des promoteurs qui, dit-il, « n’ont aucune expérience dans le développement hôtelier ».
Xavier-Luc Duval a également évoqué les raisons pour lesquelles les membres du PMSD et lui avaient quitté le gouvernement en décembre 2016. « Nous étions contre la nomination d’un comité sur la tête du DPP. Le plus grand bénéficiaire de ce sacrifice politique était Navin Ramgoolam du PTr. » Il a déploré que ce parti fasse « un travail bassement communaliste » dans certaines régions de la circonscription Belle-Rose/Quatre-Bornes contre le PMSD.
Revenant sur Showkutally Soodhun, Xavier-Luc Duval a affirmé avoir fait son travail comme leader de l’opposition en s’assurant qu’un « raciste quitte le gouvernement ». Cela, dit-il, devrait servir de leçon à tous les autres racistes et à ceux qui ne croient pas dans la méritocratie et « get figir » pour offrir un emploi ou accorder une promotion ou un permis. « Ils doivent partir car nous n’avons pas besoin de ce genre de personne dans le gouvernement de Maurice », a-t-il dit. « On ne peut également accepter un Premier ministre qui se cache derrière toute sorte de prétextes afin de ne pas agir ».
Auparavant, le leader du PMSD avait expliqué que « ce n’est pas une coïncidence » s’il a choisi Cité Père Laval pour l’organisation de ce congrès nocturne. Il a précisé s’être assuré que cette agglomération soit embellie. Il a également observé que cette cité a produit des professionnels, des cadres, des policiers et de grands musiciens, comme Éric Triton. « Les habitants ne peuvent accepter des insultes », dit-il. Il a également dénoncé le fait qu’un ministre du gouvernement puisse affirmer que 90% de logement dans une région soient réservés à une communauté spécifique. Il a également dénoncé l’insulte vis-à-vis d’une communauté qui a souffert et qui continue à souffrir et a affirmé que son ambition est « de doter la résidence d’une des crèches les plus modernes du pays ». Sur un plan général, il a annoncé que le PMSD a un mandat de deux ans seulement pour les premiers ministres. « Avec une durée plus longue, les titulaires à ce poste risquent de se prendre pour le propriétaire du pays », a-t-il dit.
Xavier-Luc Duval a également eu une pensée spéciale pour la victime de l’incendie de Shoprite et ses parents. Il a souhaité l’ouverture d’une enquête sur les raisons de ce sinistre.
Aurore Perraud a, pour sa part, affirmé sous les applaudissements de la foule que « ce n’est pas parce qu’on est une femme créole qu’on est prostitué ». Elle a pris en exemple la démission du PMSD dans le gouvernement pour démontrer que « ce parti travaille dans l’intérêt de la population ». Le candidat Dhanesh Maraye, lui, a insisté sur la méritocratie et la lutte contre la corruption.