Les responsables des collèges privés sont très agités en cette fin de trimestre en raison de la rumeur persistante selon laquelle le gouvernement changerait la formule de paiement de grants, connue comme « New Grant formula », en vigueur depuis les années 90. Selon cette formule, le quantum de subventions est révisé tous les trois ans et de ce fait, les directeurs des collèges attendent toujours de prendre connaissance du quantum 2016-2018, lequel aurait dû prendre effet en janvier dernier. Selon nos renseignements, les autorités feraient part de ces nouvelles propositions lors de la prochaine réunion du Technical Grant Committee, prévue cette semaine.
Il y a environ 89 collèges privés qui reçoivent des subventions du gouvernement. L’un d’eux bénéficie d’une subvention partielle et les autres sont des full grant aided schools. L’actuel système de paiement, à savoir la « New Grant formula », fait l’unanimité chez les managers des collèges et comprend les volets suivants : « Operation grants » (nombre d’élèves, matières enseignées, salaires du personnel enseignant et non enseignant) ; « Management grants » (bâtiments, cour, laboratoires et specialist rooms) ; « Performance grants » (taux de réussite SC/HSC, sports et activités extrascolaires) ; et « Prevocational Grants ». Le quantum de subvention pour chaque item est révisé tous les trois ans afin de tenir compte de l’augmentation du coût de la vie.
Le Technical Grants Committee, présidé depuis l’année dernière par Raj Jagarnath, a eu au moins trois réunions l’an dernier au sujet d’un nouveau quantum pour les années 2016-2018. Mais, les Managers des collèges n’ont eu aucune nouvelle par la suite au sujet des conclusions de ces discussions auxquelles leurs représentants ont participé et sont d’autant plus « préoccupés » ces jours-ci, disent-ils, par la nouvelle selon laquelle le gouvernement apporterait des « changements fondamentaux » au mode de paiement actuel. Certains affirment que la rumeur persistante à ce sujet depuis le début de la semaine « a créé un certain malaise » dans ce secteur de l’éducation secondaire. Selon nos informations les autorités proposeraient un “block grants”.
« S’il s’avère que le gouvernement remet en question un système ayant fait ses preuves et donnant satisfaction à tout le monde, cela aura une incidence sur la confiance bâtie entre le secteur privé et les autorités de l’Éducation. Si une éventuelle nouvelle formule ne convient pas, une action de protestation n’est pas à écarter », annonce un des membres de la Fédération des Managers. Cette instance tiendra son assemblée générale annuelle la semaine prochaine et cette question ainsi que la réforme de l’Éducation figurent en bonne place à l’agenda de cette réunion.
Au sein de la Private Secondary School Authority (PSSA), des officiers affirment que la formule actuelle « donne lieu à quelques abus », d’où des changements souhaités par les autorités, disent-ils, dans le mode de paiement. « La PSSA est habilitée à sanctionner des pratiques abusives quand elle en découvre. Mais, si elle n’agit pas, cela veut dire qu’elle accepte ces abus. Pourquoi pénaliser l’ensemble des “providers” de l’éducation secondaire privée qui font bien leur travail à cause des écarts d’une ou deux personnes ? » réplique un dirigeant de la Fédération des Managers.