CORPS RETROUVÉ DANS UN PUITS : La cause de la mort du maçon ne peut être déterminée

C’est ce que conclut l’autopsie du Chief Police Medical Officer Gungadin après la découverte macabre samedi matin
Les plongeurs du GIPM ont été appelés en renfort samedi matin pour enlever le corps du maçon du puits

L’enquête policière sur la mort du maçon Richard Clarel Barah, 41 ans, dont le corps a été découvert dans un puits à Pointe-aux-Piments samedi, pourrait être compliquée. Pour cause, le médecin en chef du département médico-légal de la police, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, a conclu dans son rapport d’autopsie que la cause exacte du décès ne peut être déterminée.
Les informations glanées auprès des sources policières autorisées et les témoignages recueillis auprès des proches du défunt indiquent que Richard Clarel Barah, maçon de profession, avait disparu le soir du dimanche 10 février, après une beuverie dans la cour de sa maison. « Mo frer avec bann tonton ek cousin ti pe assizé amba pié. Line bwar zis enn ou deux ver divin apre line alé. Depi sa pann truv li ditou », raconte Bianna Barah, la sœur de la victime.
Richard Clarel Barah ne retournant pas au domicile familial, situé à Camp-Sipion, Pointe-aux-Piments, ses proches parents, rongés par l’inquiétude, devaient consigner une déposition au poste de police de Triolet pour rapporter ce missing case. Entre-temps, les connaissances dans la région et les membres de la famille organisaient des battues en vue de le retrouver.
Face aux difficultés des recherches, la famille devait solliciter l’aide des policiers affectés au poste de Triolet et devait même leur rappeler l’existence de ce puits dangereux. « Lindi tou dimoune fine mobilisé pou rode mo frer me pa finn retruv-li. Mercredi nou fine demann la polis aide nou pou rode li me zot fine dir ki zot okipe avec bann cas inondations akoz gro lapli. Zot fine dir mwa ki ena enn zis sel van pe stand-by ek ki pe bizin garde sa pou bann cas urgents », affirme la sœur de la victime.
À 9 h15 samedi matin, le cadavre en état de décomposition avancée de la victime a finalement été découvert dans un puits non loin du domicile familial. C’est d’abord une odeur nauséabonde qui a attiré l’attention des habitués d’un marchand de légumes, dont la plantation et le puits sont séparés de quelques mètres seulement. Les habitants devaient se mettre à chercher la provenance de cette forte odeur dans les abords du puis.
Les plongeurs professionnels du Groupement d’Intervention de la police mauricienne (GIPM) ont été déployés pour enlever le corps avant que les limiers de la Criminal Investigation Division de Piton ne prennent la relève pour l’enquête. Ce matin, les enquêteurs de la police tentaient toujours d’établir les circonstances de la mort de Richard Clarel Barah.